Archive for mars, 2008

Internet: Ruptures et continuités

      Il y a quelques années de ça alors que je concourais dans le cadre de mes études, j’ai eu à faire face à un sujet de choix: Les après-guerres en France, ruptures ou continuités? J’ai su à l’époque bien répondre à cette question, ce qui m’a ouvert le droit d’entreprendre de passionantes études.

Aujourd’hui la question revient sur le tapis. Car après la mort de mon gentil petit PC portable lors de mon séjour à Maadrid, voilà que je suis confronté à un nouveau problème High-Tech personnel majeur: la perte de ma connexion Internet. Une fois de plus.

J’ai l’incroyable bonheur d’être chez une entreprise qui aime bien mettre les américains en ligne. Mais pas les français manifestement, en tout cas depuis son rachat par un oeuf. Un vrai bonheur dans la gestion de la relation client. C’est simple, un coup de téléphone à mon service clientèle. Qui finit par rebasculer vers le service technique de la holding qui lui a été fusionné. Mais comme ils ne sont pas intelligents ils me rebasculent ensuite sur le service clientèle de l’ancien Neuf. Bref, celui-ci se juge incompétent et rebascule enfin sur mon premier service clientèle. Mais pas sur le même opérateur parce que qaund même ce serait de l’abus. Et généralement à chaque fois que j’ai un problème avec mon FAI, j’ai l’immense privilège de faire ce petit tour de nombreuses fois. Pour prêt de 4 heures de téléphone surtaxées évidemment.

La dernière fois (il y a à peine un an), il leur a fallu trois mois pour restaurer ma connexion.

Face à cette nouvelle rupture de connexion, il a fallu voir si pour ma part j’allais faire une rupture ou une continuité.

La dernière fois j’ai été gentil. J’ai fait dans la continuité. Mais cette fois qaund j’ai compris que les frais de résiliation était aussi élevés que l’intervention du technicien et que le technicien allait mettre plus de temps à venir que la mise en place d’une nouvelle ligne chez un autre FAI, le choix de la rupture s’imposa.

J’ai donc rompu avec mon FAI (ah, le cap des 7 ans toujours difficile à dépasser). Et je passe chez un opérateur plus coloré (vous savez la Terre est bleue comme une…).

Donc là, je n’ai plus Internet chez moi pour le moment. Je ne peux donc pas publier sur le blog pour le moment. Heureusement je devrais recevoir ma nouvelle box dans le courant de la semaine prochaine. Et je reprendrais avec la publication des posts sur la semaine spéciale Mobuzz (les posts sont presque tous écrits, mais bon pas facile à publier sans le Web).

Bref, pour le moment j’ai la chance davoir un magasin d’info en bas de chez moi dont le sympathique gérant m’a filé sa clé wifi. Ce qui me sauve à la marge (bon le signal est pas top avec la distance et le rideau de fer, mais je peux quand même sauver l’essentiel comme la lecture des mails). Mais je ne peux guère faire plus car je suis obligé de me connecter dans un fauteuil bien particulier dans une position bien particulière. Pas top pour chercher des photos et faire de jolis posts complets avec les liens et tout.

Voilà l’histoire de ma rupture avec mon FAI. Je suis vraiment désolé pour mes quelques lecteurs pour cette rupture. J’essaierais de me rattraper dès que je récupèrerais Internet.

A bientôt je l’espère.

Posted by titou on mars 23rd, 2008

[Mobuzz spéciale] Madrid, le temps s’arrête Part III

Madrid, un sentiment renaît

            Je découvre Madrid de la façon que j’aime le plus. Par la vitre d’un taxi. Le chauffeur est sympa. Il ne parle pas français lui non plus. Ni anglais. Mais il essaie de m’expliquer quelques petites choses. Je savoure l’architecture des bâtiments. Ces formes carrées, profondément longitudinales, s’achevant par des angles arrondis.

            Je suis surpris par les couleurs. Les bâtiments offrent la beauté colorée que je leur imaginais. Mais cette verdure je ne l’avais pas imaginé. Tout à Madrid est couleur : le ciel, les bâtiments et les espaces. Madrid quelque part c’est l’inverse de Paris. Paris tient sa superbe de ses majestueux immeubles et d’une maîtrise systématique de la nature. Tout semble être sous contrôle. Mais tout est gris. Madrid tout semble bordélique, mais tout est vivant et coloré. Deux capitales, deux identités opposées. Il ne manque dans le fond à Madrid  que le paysage. Il faudra réfléchir un jour à y délocaliser les Pyrénées.

            Pas mal de choses vont m’étonner durant ce trop bref séjour. La facilité de déplacements tout d’abord. Le trafic bien que dense est fluide. Je craignais des bouchons insurmontables. Mais rien. Les taxis pullulent, le métro est propre et chose inimaginable à Paris, coloré (oui, oui, c’est possible, les couloirs du métro ne sont pas obligés d’être peints en gris et marron. Le jaune fait très bien l’affaire par exemple). La fréquence des rames est surprenante. Et le prix indécemment bas. Les rues sont propres, pas autant qu’à Singapour certes, mais pour une capitale de cette taille… c’est bluffant. Je me demande sur quoi les écologistes madrilènes peuvent bien se battre….Y-a-til seulement des écolos en Espagne ?

            Chance suprême, les élections législatives, sans doute les élections les plus importantes pour l’Europe (voir ici) allaient se tenir. J’allais encore pouvoir découvrir comment un pays menait campagne. Un jour il faudra que je compare tous ces modèles. En Espagne, c’est marrant. Les affiches sont très colorées, mais d’une simplicité déconcertante pour des campagnes d’un tel enjeu. Un visage, un slogan. Et c’est tout. Tout le reste tient à la diffusion : panneaux géants, kiosques, etc. Et évidemment je me suis rendu chez un buraliste où j’ai piqué une idée géniale. Un package de caricatures : les deux candidats présentés côte à côte, des visages de guignols, les slogans manifestement détournés. Ce buraliste avait le sens de la présentation.

            Quant aux habitants. J’ai déjà parlé de l’accueil qui m’a été fait à l’aéroport. Le reste viendra plus tard.

            Puis, le temps passant, j’ai décidé de pousser mes investigations plus loin. Madrid avait passé tous ces examens avec réussite. Il fallait bien la soumettre à l’ultime test : celui du ventre. Brisbane ne l’a jamais passé. L’occasion pour Madrid de prendre la tête malgré un score légèrement inférieur à ce stade. Résultat sans appel : les madrilènes savent faire de la bonne cuisine ! Une victoire par KO. Un grand merci à Osiris pour la découverte d’un sandwich succulent dont j’ai oublié le nom. Et à Anil pour les plats offerts lors de la soirée. Un régal. Voilà qui me donne de nouvelles idées pour renouveler mes repas. Si j’apprends assez vite je pourrais même envisager de battre mon cousin aux fourneaux.

            Madrid m’a vraiment bluffé, même si je n’ai pas eu le temps d’en profiter beaucoup. Je n’avais pas ressenti ce sentiment depuis ma découverte de Brisbane. J’ai toujours fantasmé trois pays. J’en ai vu deux. Et les deux sont allés au-delà de mes espoirs. 11 après Madrid a réveillé un sentiment oublié. Le sentiment de découvrir que parfois la réalité est plus belle que ce que l’imagination permet de rêver.

Posted by titou on mars 12th, 2008

[Mobuzz spéciale] Madrid, le temps s’arrête Part II

L’avion ne reflète pas la Nation

            Après un pénible voyage en train (foutue rentrée scolaire qui remplit les trains de jeunes lycéens surexcités après de longues journées de ski), j’embarque enfin à bord d’un vol Iberia.

            L’engin est redoutable. Un vieux McDouglas usé. Je n’avais pas payé cher mon billet, j’allais savoir pourquoi.

            J’adore les avions. Je m’arrête souvent pour les regarder dans le ciel. Rien ne me fait plus plaisir que de ralentir sur l’autoroute pour regarder les petits planeurs et autres biréacteurs qui s’élèvent de l’aérodrome voisin. Souvent je m’imagine aux commandes de l’un d’eux, rêvant survoler les vallées, m’enfoncer dans les gorges et survoler les lacs majestueux.

            Mais là, le pilote n’était pas aussi bon que le Titou de mes rêves. C’est je crois la première fois que je vois un pilote ralentir au moment délicieux du décollage quand l’avion tressaute, ses roues hésitant entre rester au sol et prendre leur envol. Et je n’ai jamais vu de pilote accélérer au moment de l’atterrissage quand les mêmes roues s’écrasent dans une lourde complainte, complainte d’un homme sortant d’un rêve magnifique se réveillant au petit matin et réalisant que le rêve n’était qu’une trêve dans la dure réalité d’une vie insensée.

            Le vol lui-même fût un calvaire. Trois enfants. Seuls. Sur le siège de derrière. Sommeil impossible malgré le manque de sommeil accumulé les trois nuits précédentes. Mais les enfants détiennent l’art insondable de savoir se faire pardonner. L’un d’eux appelant son père, m’informe que nous allons atterrir. J’ai la chance d’être assis à côté du hublot. Je verrais Madrid d’en haut.

            Et comprendre que la désillusion qui s’annonçait (ce pays serait-il si pauvre pour ne pas pouvoir avoir d’avions et de pilotes dignes de ce nom ?) allait s’avérer illusion. Un peu perdu. Personne ne parle français. Pas même les hôtesses les plus expérimentées. Je ne sais pas comment rejoindre le centre de Madrid. De toute façon, il faut que je récupère mes bagages.

            Le couple de personnes âgées assises à côté de moi durant tout le voyage m’approche. Le vieil homme, la stature sereine et droite se met à me parler. Il a senti mon désarroi et s’adresse à moi en français. Il fait d’innombrables efforts en français, parfois en anglais et espagnol pour m’expliquer comment me rendre dans le centre, quoi voir à Madrid et me souhaiter la bienvenue. Nous allons récupérer nos bagages ensemble. Mais ceux-ci tardent à venir.

            L’aéroport est magnifique. Décidément plus je voyage et plus j’ai honte de Charles De Gaulle. Les gens aussi. Le vieil homme continue de me parler et me raconte des tonnes d’histoires sur les aéroports du monde entier. Cet homme a manifestement beaucoup voyagé. Il m’explique un peu l’histoire et la vie de Barajas. Je suis fasciné. IL doit s’absenter. Sa femme prend le relais. Elle ne parle pas français. Mais je sens son irrépréhensible envie de partager sa passion de son pays. Elle me parle, je l’écoute. Et je comprends un peu plus le pays où j’ai mis les pieds.

            Les avions y sont pourris, mais la Nation y est passionnée, amicale et accueillante.

            Je peux enfin sortir de l’aéroport, serein. Ce séjour se passera bien.

Posted by titou on mars 12th, 2008

[Mobuzz spéciale] Madrid, le temps s’arrête Part I

    Nous sommes au milieu du parcours de la semaine spéciale de Mobuzz. Un petit entracte se rend mécessaire. Madrid sera celui-ci.

Craintes et préjugés

           A la suite de ces mails inattendus, me voilà qui me prépare pour aller à Madrid.

            Je trouve assez rapidement un vol, un billet de train et même un hôtel. J’arrive (péniblement) à boucler des dossiers en cours et hop, avion pour Madrid Barajas.

            La peur au ventre il faut bien l’admettre. Car je craignais fortement l’ennui dans un pays dont je ne parle pas la langue. Comment allais-je faire ? Oh, je ne craignais pas tant pour ma survie, après avoir survécu dans une famille anglaise à l’âge de cinq ans, je sais qu’il est possible de s’en sortir en parlant avec ces seules mains. Et puis en France j’ai bine survécu aussi, alors… Mais bon, j’avais vraiment peur de ne pas pouvoir parler avec les gens. Et puis je redoutais ce troisième week-end en 6 ans. Il faut un certain effort pour s’autoriser à profiter de la vie.

            La peur au ventre, mais l’excitation au cœur. Car l’Espagne m’a toujours attiré. J’ai même, caché dans un placard, un drapeau espagnol (sans doute le plus beau drapeau au monde devant ceux du  Brésil et de l’Argentine) acheté à l’occasion de la Coupe du Monde 2002. L’idée d’apercevoir Bernabeu ne pouvait pas me déplaire. Et puis n’avais-je pas pris, jeune étudiant, espagnol dans mes enseignements ? Malheureusement les aléas de la vie m’ont empêché d’assister aux cours même si officiellement j’ai fait trois ans d’espagnol ! Dommage que je n’ai pas pu en profiter… Enfin, mes quelques amis espagnols et le miracle économique (et politique) de ce pays me plaisent beaucoup.

            Je sais depuis au moins une dizaine d’années qu’un jour j’irais vivre là-bas, mais il me faudra encore des années pour m’en convaincre. J’ai toujours tout fait pour éviter d’y aller quelques qu’aient été les opportunités. C’est une de mes principales spécificités je pense. Ce refus de prendre le risque de découvrir quelque chose qui pourrait me plaire. La peur d’être déçu, sans aucun doute.

            Mais bon, l’invitation ne me laissant pas le temps de la réflexion, car si j’avais réfléchi je ne serais pas parti, j’ai dû me résoudre à affronter une déception redoutable et que je pressentais (mon commentateur favori aura sûrement reconnu là mon éternel pessimisme).

            C’est donc dans un état d’esprit mêlant crainte et excitation que j’allais découvrir Madrid.

Posted by titou on mars 12th, 2008

[Mobuzz spéciale] Découverte de Mobuzz Part VI : J’aime/J’aime pas

        Voilà, maintenant que vous connaissez l’histoire de ma découverte de Mobuzz et les raisons de mon attachement à ce site avant mon départ pour Madrid, je crois qu’il est normal que je me livre à un petit J’aime/J’aime pas avant de parler des nouvelles annoncées à Madrid.

            Evidemment je commencerais par le J’aime pas.

J’aime pas

            Donc, j’aime pas que tout le site ne soit pas en français, m’engeuler avec Osiris, quand un mail ou un coup de téléphone me coupe en plein quand je suis en train de regarder Mobuzz, quand je ne peux pas voir LeBuzz le matin parce que je suis dans un hôtel pourri dans une ville pourrie sans le Wifi, quand Olivia oublie de sourire à la fin d’un de ces sujets, quand le site rencontre des problèmes techniques, les fautes d’orthographe dans les commentaires, quand des hispanophones viennent poster des commentaires sur la section française pour dire qu’ils n’ont rien compris, ne toujours pas avoir compris le modèle économique de Mobuzz (oui, je sais je devrais me contenter de savourer, mais ça titille mon insatiable curiosité), ne pas parler espagnol ce qui m’empêche de regarder le show d’Iria, quand les liens ne fonctionnent pas, quand Osiris bafouille et que je mets au moins 10 secondes à raccrocher au fil de l’histoire, quand Mobuzz est en vacances, le week-end.

            Et donc, maintenant le j’aime.

J’aime

            J’aime le format court et direct, le dynamisme de l’équipe, le sentiment d’une grande famille que forme cette équipe (particulièrement évident dans le Live du lundi 04 février 2008), l’expérience du live que j’espère revoir bientôt, le fait que les présentatrices et les autres membres de l’équipe participent dans les sections commentaires et interagissent avec les téléspectateurs, le fait de pouvoir participer (un tout petit peu) à la création des shows, la pertinence des sujets, les petites vidéos marrantes à la fin de la plupart des shows, les images en fond qui me font toujours plaisir, la petite musique entraînante, apercevoir le chien d’Anil ( !) et même parfois son maître, les délires d’Olivia sur Internet = Big Brother, quand Osiris lève les yeux au ciel en ouvrant les bras (en fait ça j’aime pas, j’adore), Osiris, bref en un mot, j’aime un peu tout en somme.

Posted by titou on mars 11th, 2008

[Mobuzz spéciale] Découverte de Mobuzz Part V : Guerre et paix

Un surnom, ça se mérite

            La suite de mon aventure avec Mobuzz est un peu un jeu de montagnes russes.

            La première période est d’abord franchement amicale, avec des private jokes permanentes dans les commentaires.

            Le sommet est sans aucun doute atteint le 18 décembre. Je devais me rendre à une formation à la CCI. Je me prépare comme d’habitude et regarde mon Mobuzz du matin.

            Et là, boum, Osiris m’agresse. Elle présente les résultats d’une étude menée par des chercheurs japonais montrant que les cafards étaient attirés par la Wii.

            Et elle poursuit : « D’où diable est sortie l’idée d’entamer une étude comme ça ? Je suppose que vous avez votre propre opinion et attends vos commentaires. Titou, à toi. »

            Quelle pression à 7 heures du mat’.

            Bref, ni une, ni deux, je décide de relever le défi et me lance dans une tentative d’explication pour le moins hasardeuse.

            Et invente au passage un surnom pour Osiris : ce sera la petite blatte.

            La demoiselle appréciant la blague, elle en gardera le surnom que je lui donne encore.

 

Insidieusement, la petite blatte s’insinue dans mon foyer

            Le temps passe et les choses se consolident.

            Organisant ma veille de manière de plus en plus efficace je finis par instaurer un petit rituel du matin que je continue de suivre chaque jour.

            A peine levé, je bondis sur mon PC et lis tous les flux de la nuit. Ceux-ci achevés je consulte Twitter, mails et autres Facebook.

            Généralement ce petit processus « d’éveil » prend trois bons quarts d’heure.

            J’ai alors la tête saturée d’avoir lu tant d’infos (en générale près de 600) et je ne peux m’empêcher d’aller fumer sur mon balcon.

            Je retournes devant mon PC, lis les quelques flux parvenus durant la pause et m’assure encore une fois que tous mes dossiers (mails, etc.) sont vides.

            L’esprit enfin apaisé et serein, je pose mes deux pieds sur le bureau.

            Et je regarde ma dose quotidienne. Agréable moment de détente et de rafraîchissement qui marque le point de départ de ma journée et le début de mes réflexions.

            Car ensuite j’enchaîne par le triptyque douche-petit déjeuner – promenade du chien. Et j’aime aborder ce long moment si propice à la réflexion de bonne humeur.

            Mon humeur est fortement conditionnée par la dernière chose que je vois ou entends avant de démarrer ma journée.

            Voilà pourquoi je tiens tant à garder (à regarder ?) Mobuzz en fin de veille.

            L’assurance d’une journée qui démarre bien.

            Durant la même période les échanges de mails se multiplient pour échanger quelques news. C’est sûrement là une des choses que j’aime le plus chez Mobuzz, la possibilité d’échanger des liens et de participer (un tout petit peu) à la création du show.

            Enfin, je me suis aussi mis à la version anglaise que je regarde certes moins régulièrement, mais de plus en plus souvent dès que j’en ai marre de travailler. Un bon moyen de retrouver la pêche en milieu de journée.

 

Les âmes de tempête, cela existe

            Puis survint un vrai conflit. Le 17 janvier 2008, Mobuzz décide d’un show orienté sur les problèmes de sécurité soulevés par Internet.

            Un manque de respect de la présomption d’innocence me fait bondir.

            Et l’attaque est violente dans le commentaire que je fais.

            Osiris répond par le déni et la contre-attaque.

            La tempête se lève.

            Et il faut savoir que les âmes de tempête cela existe. J’en suis une.

            Dans un commentaire incroyablement long, agressif et brutal, à la limite du trollisme, je descends Osiris en flèche.

            Aujourd’hui encore je pense avoir raison sur le fond. Mais la forme laisse vraiment à désirer.

            Je m’en suis excusé par mail ensuite. Mais jamais publiquement. Je tiens à le faire ici en présentant mes excuses à Osiris pour ces deux commentaires blessants dans la forme.

            La petite blatte, encore une fois, se montrera d’une incroyable gentillesse et acceptera les excuses.

            Un respect vraiment très impressionnant de la liberté d’expression qui mérite d’être saluer tant il impose le respect. Bravo à Osiris et à Mobuzz pour ce très respectable choix éditorial.

 

Une surprise touchante

            A la suite de cet incident la vie reprend son cours normal.

            Quelques mineurs échanges de services et de nombreux échanges de critiques (oui, je pense qu’un bon supporter doit toujours envoyer ses critiques pour que son équipe continue de gagner et fasse toujours mieux, en plus, la critique c’est là où je suis le meilleur). Bref, la vie suit son cours.

            Puis, il y a dix jours, je reçois un étonnant mail d’Anil.

            Il m’invite à la soirée de présentation des nouveaux shows et des nouvelles fonctionnalités de Mobuzz à Madrid.

            Mail suivit d’un second de la petite blatte pour me demander si je venais.

            A 72 heures de l’évènement, pas le temps de réfléchir. J’ai accepté sans hésitation cette aussi touchante qu’imméritée invitation.

Posted by titou on mars 11th, 2008

[Mobuzz spéciale] Découverte de Mobuzz Part IV : Blutch avait raison

Un sujet fâchant

            Trois semaines plus tard, nous étions le 30 novembre.

            Osiris présente un nouveau projet de « Passeport Safe Sex » sur Internet. L’idée des porteurs de ce projet est de faciliter les rencontres sur le Web en attribuant aux utilisateurs des sites de rencontres un certificat prouvant qu’ils ne sont pas porteurs de MST.

            Cette info me fait bondir, me met simplement hors de moi.

 

Genèse d’une réaction

            J’ai en effet toujours gardé en moi une phrase d’une intelligence rare, surtout venant d’un chanteur populaire.

            J’ai en effet vu, il y a quelques années une interview de Michael Stipes, le chanteur de REM. C’était en 2001 à l’occasion de la sortie du formidable album Reveal (qui comprend l’exceptionnel I’ll Take The Rain). La journaliste s’étonnait que Stipe soit encore en vie car en 1991, lors de la sortie du cultissime « Out of Time » (l’album des transcendants « Losing My Religion » et « Shiny Happy People »), la rumeur journalistique avait colporté que le chanteur avait contracté le SIDA.

            Dix ans après son état aurait donc dû sensiblement se dégrader, voire sa vie aurait due s’être achevée. Mais rien. Michael Stipe était en pleine forme et avait même trouvé l’énergie de produire ses premiers films « Velvet Goldmine » en 1998 et « Dans la peau de John Malkovich » en 1999.

            La journaliste lui demanda donc pourquoi il n’avait pas cherché à mettre fin à cette rumeur dix ans plus tôt.

            La réponse de Stipe fut sans équivoque : « Les personnes atteintes du SIDA ne sont pas des monstres. Par respect, il n’y a aucune raison de s’en démarquer ».

            Cette réponse cinglante m’a toujours marqué.

            Grandissant et entrant dans la vie professionnelle, cette phrase est venue peu à peu se mélanger dans ma réflexion lorsque je me suis confronté à l’apprentissage du secret médical en entreprise.

            Mon médecin m’a appris l’importance de me taire et de ne pas dévoiler les maladies dont je souffrais en cas d’absence au travail. Car qui reconnaît avoir eu une simple grippe permet à ses supérieurs de savoir que ceux qui refusent de dévoiler leur maladie sont probablement atteints d’une maladie grave qui posera potentiellement des problèmes à l’entreprise. Ceux-ci souhaiteront alors se débarrasser de l’individu « à risques » fragilisant davantage une personne déjà affaiblie par le destin. Qui a vu et voit chaque jour l’essentiel de ses proches confrontés à une si injuste situation comprend aisément de quoi je parle.

            C’est donc à une question d’ordre moral que j’étais confronté.

            Un choix clair et marqué entre deux formes de solidarité : la solidarité verticale et la solidarité horizontale.

 

Une réflexion se théorise

            La solidarité horizontale consiste à s’entre aider entre semblables, entre personnes ayant les mêmes intérêts. Dans le cas du show de Mobuzz, entre personnes bien portantes se distribuant des certificats de bonne santé.

            La solidarité verticale elle est tout autre. Il s’agit de tendre la main à plus faible que soi. A prendre en compte l’intérêt de plus faible que soi avant le sien propre, comprenant que la morale impose la supériorité de l’un sur l’autre. L’attitude de Stipe à cet égard est un modèle du genre. En refusant de nier porter une maladie qu’on lui attribuait, il a protégé les droits de plus faibles que lui. Un modèle que la vie m’a appris à respecter et que j’ai longtemps espéré avoir l’occasion de suivre.

 

L’occasion était trop belle

            Le sujet du 30 novembre était cette occasion, le stimulus qui a déclenché une réaction épidermique de ma part. Enfin j’allais pouvoir utiliser cette réflexion que j’avais longtemps préparée dans ma tête.

            Je suis donc passé à l’offensive en condamnant cette rupture du secret médical induite par le projet présenté. Et j’en profitais aussitôt pour attaquer la présentation du show, déçu que Mobuzz « qui exprime souvent une opinion n’ait pas abordé cet aspect des choses ».

            Ce jour-là il n’y avait pas que la présentatrice qui était belle. L’occasion l’était aussi.

 

Un duel se prépare

            Quelques heures plus tard, une certaine Osiris me répond et me dit qu’elle ne partage pas mon avis car « rien n’est obligatoire ».

            A l’époque je n’avais pas percuté que cette Osiris qui se permettait de me répondre – non mais vraiment pour qui se prenait-elle pour oser me répondre ? – était la même que celle qui présentait le show (c’est vous dire à quel point mon travail d’évaluation du site était efficace….).

            Ni une, ni deux, je prépare ma stratégie de réponse. Celle-ci sera cinglante. Mais je me contente dans un premier temps d’une simple comparaison avec le secret qui s’applique lors de l’entretien d’embauche d’une femme concernant son éventuelle prégnance.

            Je voulais absolument conserver la réflexion que vous avez lu ci-dessus dans le cas d’une réponse de cette malotrue qui me répondait. Histoire de pouvoir la casser en deux une bonne fois pour toute.

 

Face au mépris la colère s’élève

            Mais rien ne vînt. Alors là j’ai pété un câble. Je me suis à la traiter de tous les noms : « Non mais c’est qui cette [censuré] qui se permet de dire qu’elle n’est pas d’accord et après qu’on lui répond se casse, sans dire si elle avait changé d’avis ou pas (je ne vous met ici que la version light parce qu’au niveau grossièretés c’était beaucoup plus méchant).

            Mais j’avais commis une erreur et vous la connaissez déjà. J’ignorais que la Osiris qui m’avait répondu était la même que celle qui présentait le show.

 

Le doute s’installe. L’embarras le suit.

            Lundi 03 décembre 2007. Je me réveille et je regarde LeBuzz devenu quotidien pour moi aussi.

            Je poste un commentaire. Là encore la Osiris de la dernière fois me répond mais de manière plus amicale ce qui est normal vu que mon intervention était plus tempérée.

            Le doute commence à m’assaillir. Et je comprends en allant jeter un coup d’œil au profil de la Osiris qui me répondait que la commentatrice et la présentatrice étaient une seule et même personne. Osiris est unique.

            Quel con ! Pour défendre mes propres idées, certes des idées qui me sont chères, j’ai trashé quelqu’un dont j’avais besoin à titre pro. Quel âne je fais !

            Bref, l’embarras avait pris la place de la colère.

            Mais la plus grande surprise était à venir.

 

La Rose et le Glaive

            Mardi 04 décembre 2007. Je rentre de ma distribution matinale, cassé d’avoir arpenté les rues de l’agglomération pendant quatre heures dans le froid et la neige. Je regarde mon Mobuzz pour me détendre. Le show du jour est vraiment sympa. Ca me détend et me remonte un peu le moral passablement en berne.

            Et là, je prends une claque.

            « Je remercie beaucoup Titou pour le débat soulevé sur le passeport Safe Sex. C’est toujours super intéressant de recevoir votre opinion et ça m’a fait pas mal réfléchir sur le sujet. »

            En deux phrases de conclusion de son show, Osiris m’a mise à terre (heureusement j’étais assis). J’avais eu tort. Non, ce n’était pas une « pauvre conne malpolie » qui m’avait répondu. Mais quelqu’un qui avait réfléchi et n’hésitait pas à faire preuve d’une étonnante humilité en reconnaissant avoir fait évolué son opinion et ce publiquement dans un show qu’elle dirige.

            Je sais que je ne l’aurais jamais fait moi-même si les rôles avaient été inversés. Ma mauvaise foi naturelle et ma toute aussi naturelle absence d’humilité m’en aurait empêché.

            Voilà comment on fait naître le respect chez un opiniâtre. Il suffit de lui montrer qu’on est meilleur que lui. C’est ce qu’a fait Osiris.

            Je m’étais fait juge des propos tenus sur Mobuzz. Et un juge est plus et moins qu’un homme ; il est moins qu’un homme car il n’a pas de cœur ; mais il est plus qu’un homme car il a le glaive. Mais j’avais oublié les pages précédentes et j’avais oublié qu’au-dessus de l’absolu révolutionnaire, il y a l’absolu humain.

            J’avais fait preuve de justice, Osiris d’humanité. Elle avait gagné.

            La victoire de la Rose sur le Glaive.

            Il va sans dire que c’est ce jour-là que ma relation à Mobuzz a changé.

 

Blutch avait raison

            Profondément embarrassé, j’ai fini après quelques minutes par poster un commentaire de remerciements. Et par appeler mon collègue.

            Osiris confirme aussitôt sa gentillesse en faisant une petite blague qui vient sceller son indiscutable victoire.

            J’y répondrais par un ultime commentaire annonçant les suivants : C’était dit ! Désormais je regarderais Mobuzz pour mon seul plaisir et parce que j’aime le show, abandonnant par la même mes projets initiaux.

            Un échec donc.

            Mais comme l’aurait dit le caporal Blutch au sergent Chesterfield, « savez-vous, mon gras sergent, que dans certains cas, rater un examen est le plus grand bonheur qui puisse arriver ? »

            J’ai raté mon examen. C’est mon plus grand bonheur !

Posted by titou on mars 11th, 2008

[Mobuzz spéciale] Découverte de Mobuzz Part III : Parfois la vénalité a du bon

            La seconde partie de l’histoire entre Mobuzz et Titou est fondamentalement conditionnée par une certaine forme de vénalité.

            A l’époque – et aujourd’hui encore – j’étais en train de monter ma propre start-up avec l’ami qui m’a fait parvenir le lien vers Mobuzz.

            Etant logiquement en charge de l’aspect marketing – communication externe – relations publiques, je me suis aussitôt dit que le conseil que nous avions fourni à d’autres pouvait aussi s’appliquer à nous.

            Objectif donc : Rentrer en contact avec au moins un membre de l’équipe pour qu’un de ces jours ils fassent gentiment une présentation de notre service.

            La vénalité et l’art de la manipulation du Titou dans toute sa splendeur. Vous pouvez critiquer, j’assume sans problème. Chacun son boulot.

            J’ai donc décidé de suivre le show quelque temps histoire d’évaluer la nature de son public et donc de juger de la pertinence d’une communication par le biais de Mobuzz. Je m’étais fixé un petit mois avec deux ou trois tests de commentaires.

            Finalement, c’est sur un sujet qui m’intéressait personnellement que je suis intervenu la première fois. C’était le 09 novembre 2007 à l’occasion d’un show un peu particulier sur la tuerie commise par un étudiant finnois dans l’école de Jokela.

            Première étape : trouver un surnom. Je me suis assez vite arrêté sur Titou, un surnom dont j’avais interdit l’usage suite au départ éternel de celle qui me l’avait attribué étant enfant. Quelques années plus tard, sa réintroduction dans un cadre pro me paraît être un paradoxe que je ne m’explique pas. Sûrement l’envie de faire vivre l’appellation, la force du sens en moins. Parfois, pour préserver l’histoire, il faut en détruire la beauté.

            Je venais de commettre là deux erreurs successives qui allaient changer ma relation avec Mobuzz. Dans le travail, on ne doit jamais intervenir sur des sujets qui nous tiennent à cœur au risque de laisser le personnel prendre le pas sur le professionnel.

            Car du coup, je me suis laissé prendre au jeu de Mobuzz. Je me suis dit qu’après tout je n’étais pas si pressé que ça et que le mieux était de continuer à regarder LeBuzz en attendant la prochaine occasion d’intervenir sur un sujet qui m’intéresse personnellement.

            En attendant l’opportunité, j’allais donc continuer à regarder Mobuzz tous les jours.

            Erreur fatale, car rapidement LeBuzz a trouvé une place indétrônable dans ma veille quotidienne.

            Et puis, trois semaines plus tard…

Posted by titou on mars 11th, 2008

[Mobuzz spéciale] Découverte de Mobuzz Part II : A l’origine était le hasard

            J’ai découvert Mobuzz par pur hasard. J’ai en effet travaillé quelques temps dans une start-up.

            Un jour, l’alerte Google d’un de mes amis avec lequel je travaillais dans cette aventure l’avertit que cette boîte est citée dans un show dont nous ignorions tous l’existence.

            Il suit le lien et tombe sur la vidéo en question. Epaté par la qualité de la présentation et par les critiques recueillies, il envoie le lien à toute la fine équipe. Nous le suivons tous et tombons sur un site pour nous inconnu : Mobuzz.

            C’était l’un des premiers shows de la version française. Et pour moi la toute première fois que je découvrais Mobuzz et le ravissant sourire d’Osiris. Et en bon marketeux, ma première réaction fût de m’exclamer : « Là vraiment, y a pas moyen, faut absolument trouver comment exploiter cette vidéo parce que franchement ça tue tout ».

            Avis unanime de l’équipe : la présentation est vraiment top. C’est dit, alors que la boîte cherche des capitaux, il faut absolument envoyer le lien vers cette vidéo aux investisseurs potentiels. Rien à dire, c’est 100 fois mieux que les deux articles parus dans Mashable et Techcrunch.

            Voilà qui sera fait.

            Bref, c’est sur un pur concours de circonstances que j’ai découvert Mobuzz.

            La suite sera beaucoup moins due au hasard.

Posted by titou on mars 11th, 2008

[Mobuzz spéciale] Découverte de Mobuzz Part I : Mobuzz, mon amour

            Mobuzz, j’adore. C’est un peu la seule manière acceptable que j’ai trouvé pour exprimer ce que je pense de Mobuzz.

            Mais tout ceci mérite une explication. Explication qui se trouve dans l’histoire que j’ai vécu avec Mobuzz.

           Alors voilà, la série de posts qui suit va vous dire comment j’ai découvert Mobuzz et pourquoi j’aime ça. En tout cas jusqu’à mardi dernier. Depuis les choses ont changé…

Posted by titou on mars 11th, 2008