[Mobuzz spéciale] Madrid, le temps s’arrête Part I
Nous sommes au milieu du parcours de la semaine spéciale de Mobuzz. Un petit entracte se rend mécessaire. Madrid sera celui-ci.
Craintes et préjugés
A la suite de ces mails inattendus, me voilà qui me prépare pour aller à Madrid.
Je trouve assez rapidement un vol, un billet de train et même un hôtel. J’arrive (péniblement) à boucler des dossiers en cours et hop, avion pour Madrid Barajas.
La peur au ventre il faut bien l’admettre. Car je craignais fortement l’ennui dans un pays dont je ne parle pas la langue. Comment allais-je faire ? Oh, je ne craignais pas tant pour ma survie, après avoir survécu dans une famille anglaise à l’âge de cinq ans, je sais qu’il est possible de s’en sortir en parlant avec ces seules mains. Et puis en France j’ai bine survécu aussi, alors… Mais bon, j’avais vraiment peur de ne pas pouvoir parler avec les gens. Et puis je redoutais ce troisième week-end en 6 ans. Il faut un certain effort pour s’autoriser à profiter de la vie.
La peur au ventre, mais l’excitation au cœur. Car l’Espagne m’a toujours attiré. J’ai même, caché dans un placard, un drapeau espagnol (sans doute le plus beau drapeau au monde devant ceux du Brésil et de l’Argentine) acheté à l’occasion de
Je sais depuis au moins une dizaine d’années qu’un jour j’irais vivre là-bas, mais il me faudra encore des années pour m’en convaincre. J’ai toujours tout fait pour éviter d’y aller quelques qu’aient été les opportunités. C’est une de mes principales spécificités je pense. Ce refus de prendre le risque de découvrir quelque chose qui pourrait me plaire. La peur d’être déçu, sans aucun doute.
Mais bon, l’invitation ne me laissant pas le temps de la réflexion, car si j’avais réfléchi je ne serais pas parti, j’ai dû me résoudre à affronter une déception redoutable et que je pressentais (mon commentateur favori aura sûrement reconnu là mon éternel pessimisme).
C’est donc dans un état d’esprit mêlant crainte et excitation que j’allais découvrir Madrid.