[Mobuzz speciale] Une journée à Mobuzz Part IV: Un speech, un visage rayonnat, mais rien n’est fini
Il est temps de faire un bilan à ce stade : on a un speech bien rôdé qui a été porté à l’écran par un ravissant visage. Le travail est loin d’être fini (je me disais aussi, finir à 13h30, je veux venir bosser ici moi, mais bon c’est pas le cas, le boulot n’est pas fini).
Car pendant que les équipes techniques assurent le montage, Osiris s’attaque à u nouveau job : chercher les illustrations du show. Et là c’est funky. Bon on passera sur la présentation du logiciel, mais pas sur le travail humain. Car pour un sujet moyen il faut trouver en moyenne 4 illustrations et ce pour 6 sujets. Pas facile de trouver des idées. Je me suis prêté un peu au jeu, mais sans grand succès. Car tout cela est un art pas si évident. Tout d’abord il faut découper chaque sujet en période d’illustration cohérente, bref définir à quels moments du texte il va falloir passer d’une illustration à une autre.
Ensuite, il faut une base d’imagination pour imaginer quelque chose qui puisse illustrer. Puis le chercher sur le Web. Mais là encore quand une image est trouvée la sélection mérite encore un peu d’attention. Car j’ai personnellement flashé sur une image concept. Mais Osiris m’a finalement arrêté. Oui l’idée était bonne, mais pas forcément évidente pour le téléspectateur. C’est à ça que l’on reconnaît un bon journaliste. Il ne cherche pas à présenter l’info d’une façon qui lui plaise, à la faire vivre selon son propre trip, mais à se mettre à la place de celles et ceux qui la reçoivent. C’est précisément ce qu’a fait Osiris. Du bon boulot. J’avais oublié que l’essentiel est de transmettre un message et donc de s’adapter à celles et ceux qui le reçoivent, pas Osiris. Très pro donc.
Une fois une image adaptée trouvée, le boulot n’est pas fini. Car il faut faire face au taux de rebond classique sur le Web : les images ne sont pas toujours de qualité suffisante et il faut tout recommencer.
Enfin, une bonne image arrive. Il faut alors choisir sa présentation : en grand dans le fond ou en petit sur le côté. Cette variation affecte carrément la sensation de dynamisme du show.
Et c’est là un autre point sur lequel j’ai été bluffé. Par sur le coup, mais en voyant le show le lendemain. Car je me suis montré très sceptique quand au choix réalisés par Osiris. Je me suis dit qu’elle était folle et qu’il y avait beaucoup trop d’illustrations. Que ça allait aller trop vite. Mais non, tout passait très bien. J’aurais presque eu envie de rajouter deux illustrations même. C’est là je crois une des grandes difficultés de ce travail. Il faut à partir du seul texte (et oui, la vidéo elle-même est en cours de montage et il n’est donc pas possible de la prendre comme base de travail) être capable de bien imaginer le temps que l’énonciation de ce texte ou bout de texte va prendre à l’écran. Et donc se représenter le temps que l’image va apparaître. C’est vraiment dur. Il faut une véritable horloge dans la tête. Et une bonne connaissance de son propre débit.
Une fois tout cela trouvé, la dernière étape du travail consiste à indiquer aux monteurs à quel mot débute une illustration et à quel mot elle s’arrête. Une façon simple de conclure le travail.
Bref, une fois ce petit processus réalisé 24 fois d’affilée en à peine plus d’une heure, il est temps de passer à la mise en place des liens et au sous-titrage de la vidéo. Pas vraiment le plus marrant pour finir la journée.