Christian Clavier est mon voisin
J’ai un couple de voisins à l’angle de la rue que j’aime bien.
Comment dire c’est un peu une caricature de l’aristocratie limite monarchiste surtout au niveau de ses fringues à elle. Seulement voilà j’ignorais une chose. Mon voisin c’est Christian Clavier…

Oui ce Christian Clavier là. Celui des Visiteurs!
Comment l’ai-je découvert? De manière inopinément inopinée..
Un soir alors que je fumais tendancieusement sur mon balcon j’aperçus soudain au lointain un frêle lumière qui tentait de percer dans la nuit.

Je questionnais alors inquiet cette si évanescente lueur:
“Qui es-tu petit rayon qui mes yeux vient titiller?”
- Je suis la lumière de l’immense lustre du salon de tes voisins qui habitent à 20 mètres et qui ont toutes leurs fenêtres ouvertes, connard!
- Grâce te soit rendue brave lumière! Mais peux-tu me dire pourquoi ton intensité ne cesse de varier?
- C’est que…”
La pauvrette ne put hélas finir sa phrase, disparaissant complètement. Quand soudain…dans un éclair brusque elle réapparu et avec elle la réponse à a question.
Il était là. Droit sur ses deux jambes. La posture fière. Le menton relevé, riant aux éclats: c’était mon voisin!
Je ne le reconnu pas aussitôt jusqu’à ce que mon regard aquilin n’aperçut ce que cet homme tenait à sa main: une télécommande!

Mais pas n’importe quelle télécommande. Pas la pathétique, risible télécommande de la TV. Non ce qu’il brandissait majestueusement était autrement plus puissant.
Car cette arme redoutable qu’il détenait, cette arme puissante, c’était la télécommande de ses nouveaux volets roulants qu’il avait fait installé l’après-midi même.
Il était heureux mon voisin. Il était fier mon voisin. Il riait mon voisin. Tout content de montrer à sa femme comment le volet montait et descendait en appuyant sur un simple bouton: Jour, nuit, jour, nuit.
C’est ainsi que j’ai donc découvert que mon voisin n’était autre que Christian Clavier. Depuis j’attends avec impatience que les défenseurs de l’indépendance de la tartiflette ne fasse irruption chez lui. Et que Nicolas Sarkozy ne vire les moniteurs de ski qui auront soutenu la tartiflette en proposant aux touristes de passage, devenant ainsi responsable de l’intrusion des tartifleurs chez son ami.


















