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La finale de Coupe du Monde 1998 au Cinéma!

La finale de la Coupe du Monde de Football 1998 sera bientôt visible au cinéma. En effet, à l’occasion des 10 ans de la victoire 3 à 0 de l’équipe de France sur le Brésil, la victoire somptueuse du 12 juillet sera diffusée sur grand écran dans plusieurs grandes villes de France (Cannes, Reims et Strasbourg notamment).

La grande première de ce film intitulé “La finale en Or” se déroulera ce jeudi à Paris (20h au Publicis Cinéma des Champs-Elysées).

Avis aux amateurs de cinéma..et de foot.

Posted by titou on juin 11th, 2008

Cannes me fait aimer le cinéma..et les poubelles

Je suis un grand fan de la cité de la peur…et je dois bien avouer qu’il y a un véritable effet Cannes. Cannes, le festival, vous connaissez?

Normalement si vous êtes un lecteur (ou un lectrice) fidèle de titousworld, il ne vous aura pas échappé que je vis en face d’un cinéma d’arts et d’essais. Et enfin pour compléter le tableau, il faut aussi savoir que j’ai une vie nocturne assez remplie, le titou aimant à se promener la nuit quand tous les chats sont gris.

Allez savoir pourquoi, mais mon voisin cinéma a décidé de se refaire une beauté. Un petit lifting quoi. Et a donc installé une énorme benne à ordure en bas de chez moi dans laquelle sont déversés tout ce qu’il jette.

Et au milieu des vieux fauteuils moisis et autres PC des années 80, quelques petites merveilles. Une collection de bobines de film en parfait état.

Ni une, ni deux, ma passion du cinéma et de la préservation du patrimoine m’a fait bondir hors de chez moi. A peine rentré de la promenade du chien, je redescends aussitôt. Pas une minute à perdre. Je ne change même pas de chaussures pourtant cirées du matin.

D’un bond agile je me retrouve dans une benne à ordures à 1h00 du mat’, vêtu de mon bleu de travail (mon dernier pantalon acheté et une de mes chemises préférées!). Je me mets à remuer un peu ce joyeux bordel et derrière quelques plaques de plâtere je tombe sur la caverne d’alibaba: près de 150 bobines qui me tendent les bras!

Je me retrousse les manches pour aller libérer ces malheureuses princesses emprisonnées par de cruelles tables et ordures diverses.

Dans mon effort, la honte me vient soudain. Une jeune femme simplement magnifique passe alors avec sa voiture et me jette un regard de peur (en même temps je sais pas comment j’aurais réagi en voyant un type habillé comme si il allait monter les marches de Cannes dans une benne à ordures!). Donc mademoiselle à la Clio verte, avec une robe super colorée et un petite natte blonde, si vous lisez ce blog, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas fou…par contre si vous voulez que je vous invite au cinéma….hum bon là je m’égare.

Commençant à transpirer sérieusement et les muscles un peu fatigués (c’est fou ce que c’est inconfortable une benne pour soulever, transporter et déplacer des objets super lourds…) je décide de faire une pause après avoir dégagé mes 5 premières bobines.

Erreur fatale. Car je vois alors arriver un groupe de cinq jeunes emmenés par une leadeuse de la mort. Je comprends qu’ils en veulent à mon butin.

En effet, le petit copain de la cheftaine se précipite à son tour dans la benne. Il va falloir partager le trésor. Quelque part tant mieux car je ne pouvais pas avec ma seule force parvenir à dégager toutes ces merveilles.

C’est donc un effort collectif qui se met en place. Nous sommes trois dans la benne. Les trois autres surveillent l’arrivée de la police (oui je sais pas pourquoi c’est interdit de fouiller dans les bennes pour de sombres raisons de sécurité…en même temps jusqu’à leur arrivée je ne m’étais pas posé la question trop pris par mon activité d’éboueur-archéologue-cinéphile). Enfin, l’un d’eux surveillait tandis que les deux autres s’amusaient à envoyer des bobines abimées dans toute la rue….

L’ambiance est plutôt sympa et les langues se délient vite. C’est un des plaisirs du crime…quand on le commet à plusieurs cela crée un genre de pacte officieux qui rapproche.

J’apprends rapidement que j’ai de la grosse concurrence en face. La leadeuse est en effet projectionniste! Tu m’étonnes qu’elle était aller chercher des copains pour venir lui prêter main forte. Pas de bol j’étais là avant. Voulant faire mon rigolo je lui lance un “et tu es rentré comment dans le cinéma? Tu connaissais l’ouvreuse?” Eclats de rire. “-Non, j’étais ouvreuse”. Oh punaise je l’avais pas vu venir celle-là avec le regard de confirmation doublé d’un hochement de tête de ses petits camarades. Moi et ma grande gueule…

Bref, une fois qu’on eu fini de jouer (oui, quelque part j’ai eu la sensation que cette benne était une sorte de bacs à sable, étrangement) est venu leur du partage du magôt.

Chacun sort ce qu’il a et les échanges commencent. “Ouais moi j’ai un Lola 4 ever en double, je te l’échange contre ton double des Choristes”. “-OK”. Vous l’aurez compris cette soirée c’était un peu l’évolution de l’Homme: après le bac à sable, les pokemon….

N’empêche qu’au final, vous foutez de ma gueule, mais faudrait pas oublier une chose…j’ai quand même récupéré au passage une bonne cinquantaine de bobines de bandes annonces avec de jolies prises comme Dumb and Dumberer, Lola for ever, ou les Choristes. Et encore j’ai pas regardé tout ce que j’avais histoire de pas me faire piquer mes prises…

Je vous l’ai dit, un grand fan de la Cité de la peur…même que je me suis prise pour la clodo qui pousse son caddie.

Maintenant la dernière question qui me perturbe c’est qu’est-ce que je vais foutre de tout ça? Parce que le petit détail que vous ignorez…c’est que je suis même pas passionné de cinéma…Bref j’ai des trucs à la maison pour lesquels j’ai des amis qui tueraient (d’ailleurs je vais peut-être éviter de leur en parler) et moi je sais même pas où les ranger.

Bof c’est pas très grave. Je trouverais bien quoi en faire. En attendant, je vais simplement continuer à stocker en poursuivant mes fouilles nocturnes dans les prochains jours…à moins que j’arrive à convaincre mon pote du ciné de demander aux ouvriers de tout me mettre de côté à l’avenir. Parce qu’à ce rythme-là, dans un mois j’ai plus de 1500 bandes-annonces…dont je ne saurais pas quoi faire, mais bon ça c’est pas grave.

Bref, comme l’aurait dit Odile, (tiens au passage j’aimerais bien qu’il sorte enfin la suite histoire que je sache enfin ce que ça veut dire O-D-I-L, odil), “c’est l’effet Cannes”. On aime le cinéma et on aime faire les poubelles.

Ah ce post, toute cette pression…

Posted by titou on mai 15th, 2008

Pangea Day

Le Pangea Day est un magnifique projet. Son objectif est de renforcer la tolérance dans le monde en réunissant des millions de personnes en vue de bâtir un monde meilleur. A cet fin le cinéma est vivement mis à contribution. En effet, les organisateurs de l’évènement ont sollicité les internautes pour que ceux-ci leur fasse parvenir des films sur l’avenir du monde.

Après avoir reçu près de 1500 films, un jury se penche pour sélectionner un programme qui sera diffusé simultanément sur toute la planète aussi bien sur Internet que mobile, en salle qu’à la TV le 10 mai prochain.

Et l’évènement s’annonce vraiment très réussi cette année. Pour preuve, admirez le petit trailer qui suit.

Ce que j’aime le plus dans cette vidéo c’est que l’imagination de celui qui l’a faite est exactement l’inverse de la mienne.

Cette vidéo reprend en effet les célèbres images de l’”Unknow Rebel” qui fît s’arrêter une colonne de chars de la 27ème armée qui se rendait un fameux 5 juin 1989 pour réprimer les manifestations étudiantes qui se tenaient sur la place Tian’an men.

L’auteur de la présente vidéo s’est imaginé à l’intérieur du char, en lieu et place du conducteur du char, une image très différente de la célèbre vue plongeante à laquelle on est si habitué, vu qu’on nous la ressort à chaque fois que l’on veut nous prouver qu’un homme seul peut changer le destin du monde (même si généralement personne ne parle de ce qui est probablement arrivé au jeune étudiant).

Notre ami cinéaste s’est ainsi imaginé un jeune conducteur, paniqué, ne sachant pas que faire pour contourner l’étudiant. Les images sont rapides, saccadées, renforçant cette terrible sensation d’une confusion extrême du soldat tourmenté par un périscope agit, presque incontrôlable.

Mais moi, j’ai toujours imaginé exactement l’inverse. Pour moi, le conducteur de char n’était pas un jeune soldat, mais un général expérimenté conduisant sa troupe calmement. Il souhaite franchir cet obstacle étudiant en le méprisant royalement. L’esquive plutôt que l’affrontement. Pourquoi s’arrêter pour un simple étudiant lorsqu’on a une place à évacuer. La résignation du général froid, souhaitant avancé inexorablement vers son devoir, espérant ne pas avoir à faire preuve de sa force, mais redoutant un conflit qu’il sait inévitable.Cet étudiant pourrait être son propre fils. Il n’y a aucune raison qui l’écrase. Il espère juste que celui-ci se pliera à sa décision d’avancer comme lui-même se plie aux ordres d’un parti. L’affrontement entre un vieux résigné et un jeune défiant. Un vieux qui cherche par tous les moyens à éviter un affrontement qu’il n’a pas choisi, qu’il ne souhaite pas, tentant de laisser une chance à un jeune loup qu’il espère ne pas combattre. Mais il sait que ce n’est pas lui qui décide. On ne peut s’empêcher d’affronter quelqu’un qui veut se battre avec vous. Le vieux se battra en ouvrant son tank et entamera la discussion avec le rebel inconnu. Une ultime main tendue. Mais chacun a son rôle à tenir, et l’affrontement inéluctable.

C’est là la beauté de cette vidéo. Un affrontement inéluctable entre l’imagination d’un cinéaste et celle de son téléspectateur. Deux regards croisés pour une seule vérité. Qui a raison? Le cinéaste ou le cinéphile?

Cela importe peu. Ce trailer nous invite à voir le monde avec les yeux de quelqu’un d’autre. Voila qui est réussi.

Il ne nous reste plus qu’à parler de ce que nous voyons.

Vivement le 10 mai.

Posted by titou on mars 2nd, 2008

Cinéma d’arts et d’essais: L’art de vivre en face

    Les cinémas d’arts et d’essais ont une singularité très étrange. Ils sont quelque peu paradoxaux. En effet, leur objectif central est de présenter des films intellectuels au public en essayant de trouver des perles que personne n’est censé connaître. Bref, leur gérant sont supposés être d’incroyables découvreurs. Mais dans le même temps leur programmation est incroyablement prévisible.

Ce soir, c’est les Oscars, avant-hier c’était les Césars. Et voilà comment je sais quelle sera la programmation du cinéma d’arts et d’essais en face duquel je vis.

C’est bien simple, ce cinéma a la fâcheuse habitude de toujours projeter l’ensemble des vainqueurs de prix prestigieux: Cannes, Berlin, Césars et Oscars en tête (sauf les films X qui eux sont projetés dans le cinéma spécialiste du coin. Cela dit le propriétaire du cinéma d’arts et d’essais est presque toujours le même que celui du cinéma porno.).

Mais le drame tient à la très mauvaise répartition de ces évènements dans le temps. Berlin vient à peine de finir que se succèdent coup sur coup Césars et Oscars. Aussi mon petit cinéma (7 salles quand même) est bien embarrassé pour projeter tous les films de l’Ours avant de passer aux petites statuettes dorées.

Ensuite, il lui faut attendre près de 4 mois avant de retrouver un nouveau flôt de films super géniaux et très intelligents à diffuser.

Heureusement, ce soir, ils auront beaucoup à manger. D’ailleurs, par mesure de précaution, ils ont déjà décidé de ressortir La Môme. Mais quid des autres films des trois prochains mois? Et bien croyez-moi je n’irais pas chercher cette programmation très loin, tout le monde en parlera demain.

Mais j’avoue mon inquiétude extrême surtout quand je vois la catégorie des nominés pour le meilleur film étranger. J’ai vraiment peur de voir la victoire d’un film kazakh qui sera diffusé en VO sous-titré en tchèque (non, je rigole pas, il y a deux ans je me suis ainsi tapé un film palestinien en palestinien sous-titré en russe!!! J’ai rien compris….). Pourrais-je seulement comprendre les affiches? Les critiques que mon gentil cinéma affiche traditionnellement à côté des affiches seront-elles en français? En espagnol? En maori?

C’est un art, je vous jure, que de vivre en face d’un tel cinéma. Vous ne comprenez rien. Mais une chose vous rassure. Les spectateurs non plus. Et c’est une de mes vraies joies quotidiennes de voir tous ces gens qui sortent du cinéma. La difficulté pour eux est de toujours sortir en premier. Car le premier qui sort d’un cinéma est toujours celui qui se retourne pour demander: “et toi, tu en as pensé quoi?” Ouf, c’est l’autre qui va devoir expliquer le film. Après ils pourront à l’heure tour donner une explication du film plus fine en reprenant les éléments qu’ils n’avaient pas compris mais que leur ami lui ont expliqué. Et ainsi paraître plus intelligents. Le premier qui sort d’un cinéma d’art et d’essai est dans un groupe, toujours le plus intelligent.

Sauf dans un cas. Car celui qui habite en face sait toujours repérer le groupe de ceux qui viennent voir un film pour faire plaisir à leur ami étranger. Et celui-ci s’évertue toujours, se sentant quelque peu coupable d’avoir infliger une telle souffrance à ses proches, de traduire les passages importants du film à la fin. Et c’est toujours lui qui paraît le plus intelligent.
Mais tous ces gens ne sont pas des artistes. Car de ces discussions improvisées sous les plus beaux baisers du cinéma tombent toujours dans l’oreille de celui qui fait pisser son chien sur le parcmètre situé à côté de la sortie du cinéma.

Et celui-là ira à son tour voir le film avec un ami. Il sortira aussi le premier pour avoir les idées de ces amis. Et comme en plus il avait déjà compris le film avant d’aller le voir, il pourra faire croire qu’il a tout compris.. Même l’affiche. Et même les dialogues.

Vivre en face d’un cinéma d’arts et d’essais est un art. Le maitrisez-vous?

Posted by titou on février 24th, 2008