Archive for Femmes

Chocomiss, Hello Kitty français?

Voilà une découvertesympa que j’ai faîte récemment: choco’miss! Qu’est-ce que Choco’miss? Et ben c’est un peu un nouvel Hello Kitty…enfin c’est comme ça que je le vois.

Choco’miss est une marque de vêtements très girly avec une grosse quantité de rose et un joli personnage qui “adore le chocolat”. D’abord apparu sur le net, Choco’miss vient d’ouvrir sa première boutique dans le monde réel à Six Fours les Plages (à côté de Toulon), le 13 mai dernier. La vente en ligne continue bien évidémment pour toutes celles qui comme moi tomberaient amoureuses de cet univers tendre et juvénile.

En plus de ça, Choco’miss dispose d’un blog sur lequel on trouvera d’excellents conseils issus de l’univers Choco’miss: vêtements, mobilier..et cuisine (j’avais avoir une envie folle de ma jeter sur la recette du Crumble Framboise et Chocolat).

Alors si vous êtes fan d’hello Kitty, n’hésitez pas à aller découvrir ce nouvel univers qui vous fera complètement craqué.

Posted by titou on juin 11th, 2008

Eva Herzigova mannequin “verte” pour Stella McCartney

La célèbre mannequin Eva Herzigova a décidé de poser pour la nouvelle collection Stella. A priori rien d’étonnant à ce qu’un mannequin de renommée internationale, même âgée de 35 ans, pose pour une collection de vêtements.

Mais la nouveauté vient certainement des spécificités de la dite collection. En effet, Stella McCartney, fondatrice de la marque Stella, s’est spécialisée dans le vêtement vert, respectueux de la planète.

Si on connaissait le penchant écolo de Stella McCartney, la nouveauté est de découvrir ce même penchant chez Eva Herzigova plutôt habituée à voyager en jet privé - pas vraiment l’attitude la plus écologiquement responsable qui soit.

La Top a fourni une explication de ce revirement de situation très simple: le film d’Al Gore, Une vérité qui dérange lui a ouvert les yeux alors qu’elle portait en elle un heureux évènement. Cette maternité l’a rendu selon ses propos “plus attentive” aux problèmes éthiques et écologiques. Et le film d’Al Gore est arrivé à point nommé lors de cette prise de cet éveil d’Eva Herzigova.

Aussi c’est avec un grand plaisir qu’elle a accepté de mettre ses talents au profit de la collection Stella. Aux grands plaisirs de la mode..et de la Terre.

Bravo Eva et bravo Stella!

Posted by titou on juin 11th, 2008

Une grande fierté

Voilà je tenais à rédiger un petit post au sujet d’une amie qui m’a fait énormément plaisir le week-end dernier. C’est aussi un bilan que je souhaitais faire sur une des plus grande expérience de ma vie et les enseignements que j’en ai tiré.

J’ai en effet eu le plaisir pendant trois longues années de diriger une Association Sportive relativement importante qui prend part chaque année à la principale manifestation sportive étudiante de France en terme de nombre de participants. Au cours de mon dernier mandat j’ai moi-même eu l’honneur de présider aux destinées de cette manifestation.

Durant ces trois années j’ai remporté beaucoup de succès et connu aussi une lourde défaite. Mais le bilan final reste très bon normalement avec une double réussite lors du dernier mandat.

Beaucoup me félicitent encore aujourd’hui pour cela. Mais peu savent que ma plus grande fierté n’est pas là. Elle tient bien davantage aux personnes formidables avec lesquelles j’ai eu la chance de travailler et qui ont réussi à réaliser des prouesses tout simplement ahurissantes à l’origine de ces victoires.

Parmi toutes ces personnes l’une d’entre elle a ma préférence. Et pour cause. Après être arrivée dans mon équipe sans même que je le sache et presque contre mon gré, elle a rapidement prouvé de grande qualités malgré son manque totale d’expérience. Sens intuitif de l’organisation, capacité rapide à comprendre l’équilibre à maintenir entre les volontés de ceux que l’on représente et les contraintes extérieures, et fort volontarisme. C’est d’ailleurs ce premier point dont j’ai pris conscience le plus tôt. En fait je l’ai réalisé dès la première réunion. La demoiselle posait alors des questions dès qu’elle ne comprenait pas et cherchait dès qu’elle le pouvait à apporter ses idées, mêmes si parfois celles-ci pouvaient tomber un peu à côté de la plaque justement parce qu’elle ne connaissait pas encore bien le projet. Peu importe elle a toujours persévéré pour essayer de faire avancer les choses. Ce jour-là j’étais content d’avoir quelqu’un d’aussi engagé dans mon équipe.

Mais deux mois plus tard j’allais comprendre que j’avais son la main une perle rare. Lors d’un débat sur le toujours épineux sujet de la question budgétaire, j’ai dû faire usage de mon droit de veto pour la seule fois en trois ans. Un désaccord majeur entre un Président isolé et l’ensemble de son équipe. Un problème de financement par les banques qui nous aurait contraint à rompre un contrat avec un partenaire et donc à nous exposer à des poursuites judiciaires. Je n’avais donc pas beaucoup de choix que d’aller au conflit le plus brutal qui soit en faisant usage de ce veto.

C’est ce jour là que la demoiselle est sans aucun doute devenue ma protégée. Elle a rapidement compris l’importance du respect de la parole donnée vis-à-vis de l’extérieur et des obligations que je devais faire respecter même si elles me déplaisaient. Une fois la réunion terminée évidemment dans un mauvais climat, les membres de l’équipe ont évidemment poursuivi le débat sans moi.

Mais c’est la demoiselle au milieu d’une équipe exclusivement masculine par ailleurs qui s’est chargée de calmer le jeu et d’expliquer le message que dans le fond je n’avais pas réussi à bien faire passer. Et elle a réussi à remettre dans le droit chemin certaines fortes têtes. Du très bon travail.

En fait de l’excellent travail car il a prouvé deux qualités : l’une celle de comprendre qu’une équipe travaillait sous la contrainte d’un environnement extérieur que l’équipe devait bon gré, mal gré intégrée même si elle n’y était pas toujours en contact. L’autre c’est évidemment la capacité à transmettre un message difficile à une équipe pas facile.

Les mois suivants lui ont rapidement permis de prendre du galon en apprenant à aussi aller se battre face aux gens que l’on représente à leur expliquer les raisons de nos choix, tout en faisant remonter leurs demandes et attentes pour continuer à essayer de faire toujours mieux à leur service.

Je n’ai pas eu de mal à comprendre que je tenais probablement là ma remplaçante. Je l’ai donc intégré à mon écurie et elle est devenue ma pouliche reine (autrement parmi mes poulains celle sur laquelle j’ai fondé le plus d’espoir). Aussi c’est un élevage au grain que je lui ai fourni, l’invitant parfois à des réunions où elle n’avait pourtant pas sa place juste pour qu’elle apprenne. Répondant bien évidemment à toutes ses questions bien évidemment. Et la testant dans des situations difficiles. Je lui ai fait, ainsi qu’à mon second poulain, un coup franchement vachard en les envoyant s’exprimer publiquement dans une de ces situations dont on ne comprend pas la complexité tant qu’on ne les a pas vécu.

C’était lors de la remise des prix de la fameuse compétition sportive. Dans cette situation il faut la plupart des gens souhaitent s’adresser à leur délégation en partageant avec eux leur joie ou leur déception, selon le résultat et le ressenti. Mais ils oublient qu’ils s’expriment devant tous leurs adversaires. Mes deux poulains ont commis cet impair en critiquant un peu trop ouvertement une autre délégation. La réaction évidemment partagée de la salle entre notre délégation satisfaite que l’on ait entendu ses craintes et l’autre délégation attaquée les ont laissé un peu scotché. Mais ils s’en sont sortis honorablement. Bon le seul point pénible ça été de rattraper le coup les jours (et mois) suivants, mais quand on veut former quelqu’un, il faut être prêt à assumer les erreurs qu’ils font. En tout cas ce petit exercice avait permis de les lancer dans le grand bain, celui où on identifie les ceux qui sont responsables et qu’on se met à les respecter.

A ce stade j’espérais que ma pouliche viendrait me demander le droit de prendre ma place. Voir s’engage aux élections suivantes sans même me demander mon avis (bon, quand même demandez avant c’est plus sympa si un jour vous êtes dans cette situation). Malheureusement elle a cru que je souhaitais garder mon poste vu le défi qui venait pour l’année suivante et elle n’a pas souhaité me contester. Je ne lui a bien évidemment jamais à l’époque exprimé le souhait que j’avais qu’elle me remplace. Cela aurait été une faute grave. Car un chef doit savoir ce qu’il faut. Il n’a pas à attendre qu’on vienne lui demander s’il veut prendre le pouvoir. Il doit exprimer son envie de présider aux destinées collectives au risque de déplaire. Une question de confiance en soi indispensable sur des postes où l’on vous colle des victoires dont vous n’êtes pas responsables et qui parfois ce sont faîtes malgré vous et bien évidemment où l’on vous impute des échecs qui ne sont pas de votre fait et dont vous avez pourtant amoindri les conséquences. Comment tenir ces situations absurdes dans les deux sens sans être sûr de ce que l’on veut ?

Ma pouliche s’est donc engagée avec mon autre poulain vers d’autres responsabilités dans une autre organisation. Certes nos organisations respectives collaborant souvent ensemble nous avons pu continuer à travailler ensemble.

Pendant ce temps je me suis retrouvé à la tête d’une nouvelle équipe absolument exceptionnelle. Au sein de laquelle ont rapidement émergé certaines têtes qu’il a fallu formé. Et un nouveau poulain d’exception. Un type incroyable qui s’est imposé à la force d’un travail ahurissant, préparant les dossiers avant que les problèmes ne soient évoqués par qui que ce soit en réunion. Une capacité ahurissante à anticiper les problèmes et à les traiter de manière solitaire à un moment où personne ne percutant le problème il ne pouvait espérer que quelqu’un vienne l’aider. Une autorité naturelle aussi hors du commun. Le genre de type agaçant qui sait mieux que vous ce que vous allez faire, mais idéal car il ne cherche pas à en profiter et met toujours son talent au profit du groupe. Tout le monde a vu en lui immédiatement mon remplaçant. Il est devenu un bras droit hors pair ayant la pénible charge de faire respecter les décisions prises auprès de 200 personnes. Devant sa renommée pour le moins méritée, il a fallu tirer les choses au clair. Je lui aie donc demandé d’éclaircir ses ambitions. Si tout le monde le croyait partant pour me remplacer, lui avait clairement fait le choix que non. Il voulait organiser le projet de cette année-ci, et pas un autre. Il avait déjà d’autres projets pour l’avenir dans d’autres structures.

Merde, encore un poulain de perdu.

Fort heureusement, pour la réalisation de notre projet nous avions besoin de nombreux renforts volontaires. Et le hasard faisant bien les choses la personne suivante que j’avais sur ma liste (ma responsable transport de l’époque) avait noué une grosse amitié avec mon ancienne pouliche. Que diantre elles allaient travailler ensemble et faire du bon boulot.

A la conclusion du grand projet que nous avions mené, mon ancienne pouliche est venue me trouvé. Cette fois-ci elle a clairement exprimé son souhait de prendre ma place, malgré son éloignement temporaire de la structure qui l’avait aussi éloignée de toutes celles et ceux qui l’avaient fait vivre. Elle a donc fait la paire avec mon autre pouliche pour se présenter aux élections.

Un dernier usage de l’aura un peu disproportionnée dont je bénéficiais à l’époque pour les aider à remporter ces élections et voilà une équipe composée à 60% des membres de mon écurie et à 40% de petits nouveaux installée.

Une dernière série de formations sur des points techniques et je peux enfin quitter mes fonctions en sachant que je laissais les clés de « mon bébé » en de bonnes mains.

Je ne savais pas alors à quel point j’avais eu raison.

Car rapidement les premiers résultats se sont fait sentir : renforcement de la structure des équipes, mise en place de nouveaux modes de financement, mise en place de nouvelles activités. Les premiers signes ont été pour le moins encourageant.

A la veille de partir pour la grande compétition annuelle l’équipe emmenée par ma pouliche avait déjà réalisé de nombreux exploits : baisse de 30% du prix de la participation malgré une hausse de 10% des coûts pour la structure, hausse de près de 85% du nombre de participants, amélioration sensible des conditions matérielles des équipes. Bref en soi le résultat était déjà très bon, dans la poursuite logique des efforts précédents.

Puis vînt le lundi matin. Je reçois un petit texto. Une victoire triomphale de la délégation à la tête de laquelle j’avais été pendant trois ans. Voilà qui venait confirmer définitivement la réussite de l’année précédente. Mais cela signifiait bien plus avec une réussite dont j’ai moi-même été très loin les années précédentes.

Notre meilleur résultat en extérieur avait été une troisième place sous mon premier mandat. Lors de mon second mandat faisant face à certains évènements très difficiles nous avions fini cinquième. Dans une situation identique l’équipe emmenée par ma pouliche a terminé première.

Incontestablement elle a su me remplacer à merveille. Et bien plus encore elle a su me battre à plate couture.

Dans cette expérience de trois ans c’est certainement la fierté la plus importante que je conserverais. Non pas toutes ces victoires que certains me collent abusivement sur le dos alors qu’en cas d’échec (et on n’est passé pas loin d’un échec cinglant à un moment de l’organisation) ils auraient été les premiers à me fusiller. Mais plutôt toutes ces personnes rencontrées et qui ont fait un travail formidable y compris quand l’espoir d’une réussite et l’émergence d’un échec probable se faisaient jour. Leur volonté de réussir a conduit à de très beaux achèvements. Et parmi toutes ces personnes ma pouliche m’a apporté une énorme satisfaction.

Car ce qui me fait le plus plaisir dans cette aventure ce ne sont pas les résultats sportifs, mais bel et bien le sentiment d’avoir permis et aider à faire émerger une femme d’exception qui a dépassé son maître.

Aujourd’hui je vais donc me voir dans l’obligation d’abandonner ce qualificatif de pouliche pour parler de jument qui n’a vraiment plus besoin d’être formé.

Dans le fond, c’est vraiment quelque chose de très gratifiant que de former quelqu’un et de le voir réussir. Etonnamment plus agréable que la plupart des victoires que l’on peut remporter.

C’est là je crois la principale leçon que je retire moi de cette magnifique expérience. Tout mes vœux de réussite à la miss, mais ça je n’en doute pas.

Posted by titou on avril 16th, 2008