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[Mobuzz speciale] Le nouveau show du jour

            Après avoir jeté un coup d’œil à la page d’accueil, quoi de plus logique que de voir la page du show du jour une fois la section commentaires ouvertes.

            Peu de changement sauf un de taille : le bouton de réponse est nettement plus visible qu’avant. Ce qui est une bonne chose et évitera les innombrables @machintrucmuche. Par contre la réalisation des réponses est encore fragile. Il faut avoir penser à se loger avant d’initier la réponse sinon en lieu et place d’une réponse on aura juste un banal commentaire placé en début de liste. Dommage.

            Ensuite, autre problème avec ce bouton réponse c’est qu’on ne sait pas où va se situer la réponse. En général elle apparaît tout de suite après le commentaire principal auquel on répond. Y compris lorsque l’on fait une réponse à une réponse. Heureusement après un temps tous les commentaires se remettent à leur place. Mais ça crée une légère anxiété chez le commentateur qui se dit qu’il a foiré sa saisie.

            Enfin, il faut absolument éviter les commentaires à rallonge car dans ce cas le chargement rame sévère et le pied de page vient s’afficher en plein milieu du texte. Il faut un petit temps avant que la page se redimensionne et que tout rentre dans l’ordre.

            Bref, rien de nouveau sous le soleil car tous ces problèmes existaient déjà avant. Mais la modification de bouton de réponse est nettement positive.

Posted by titou on avril 4th, 2008

[Mobuzz speciale] La nouvelle page centrale

            Partons de la page d’accueil du site, ie l’espace de diffusion du show. Un point très agréable c’est que le lecteur ne se lance plus tout seul à chaque connexion. Une excellente chose pour ceux qui aiment venir et revenir sur le site pour voir les commentaires et non pas forcément envie d’entamer une course de vitesse avec le lecteur pour parvenir à l’arrêter avant les premières phrases (un exercice dans lequel je suis devenu expert d’ailleurs).

            Par contre la time line du player n’est pas top. Un peu trop carrée à mon goût, je préférais carrément l’ancienne.

            Le système de téléchargement pour sa part n’a pas évolué d’un chouïa : apparemment simple, mais il ne faut toujours pas oublié de faire un click droit pour passer de la simple lecture au téléchargement. Un détail, mais c’est dommage qu’il n’ai pas été changé au passage.

            Le système de présentation des shows précédents à pour sa part assez fortement changé. Exit le bandeau horizontal avec les screenshots de 5 derniers shows en grand. Exit aussi la présentation en petit carré des shows plus anciens.

            Tout ceci est remplacé par une présentation verticale des 15 derniers shows. La description du show est précédée de la petite vignette screenshots d’avant. Disons le clairement cette présentation confirme le tournant web pris par Mobuzz car cette présentation n’est pas adaptée à la navigation sur portable. Par contre elle est bien mieux adaptée pour le web, notamment en fournissant une description plus complète et surtout, surtout, elle permet d’assurer que la page est complètement remplie, ce qui change franchement de l’époque où chercher à atteindre le pied de page vous exposait au risque de traverser un océan de vide. Une bonne chose. En plus, c’est bien que le nombre de commentaires postés soit affiché.

            Par contre un truc m’énerve profondément sur ce nouveau modèle, c’est le système de click. Que l’on clique sur la photo, le titre du show ou les commentaires, on atterrit sur la même page : celle du show désiré avec la section commentaires en dessous. C’est bien. Par contre, il faudra m’expliquer pourquoi il est impossible de faire la même chose en cliquant sur la date qui est écrite en orange bien visible, en gras et en premier. Bref, n’importe quel personne normalement constituée (et a fortiori n’importe quel taureau) est irrésistiblement attiré par cette date et cherche à cliquer dessus de manière intuitive. Mais non, le plus évident ne marche pas. C’est chiant, ça rend la navigation pénible. De plus, on se demande franchement pourquoi il est le « comentarios » n’a pas été traduit en « commentaires ». C’est tellement simple que là ça fait juste négligé.

            Sinon, l’ancien bandeau horizontal de présentation des archives a été remplacé par un bandeau publicitaire nettement plus grand. Ma foi, pourquoi pas, ce bandeau est plutôt bien intégré.

            De même la colonne de gauche avec son espace sponsors, flickr et nuage de tags ont été conservés. Presque dommage je dirais. Enfin, il faut être plus clair que ça. L’espace sponsor est bien comme il est. L’espace communauté est sympa, même si pour la version française il n’y a toujours que le compte Flickr. Par contre c’est le nuage de tags qui m’agace toujours. Pas tellement qu’il me dérange, mais je préfèrerais un bon moteur de recherche en haut de page pour pouvoir fouiller les archives. Dommage que cette fonctionnalité n’ait pas été intégrée alors que le nombre de shows et d’archives ne cesse d’augmenter.

            Concernant les derniers éléments relatifs au nouveau design de la page principale, il faut surtout prêter attention au haut de page. L’espace de gauche du bandeau jaune affiche un « Télévision 2.0 » ma foi très sympathique qui vient combler un espace trop vide auparavant. Mais le mieux tient dans l’apparition sur le côté droit de trois onglets stylisés permettant de rejoindre la newsroom (avec une caméra vraiment réussie), le RSS et les Archives. Vraiment une très bonne idée et très réussie. Les onglets « Home », « Archives » et « Abonnez-vous » du haut n’ont pas bougé. Tant mieux, encore que ça aurait été l’occasion de traduire le « Home » en « Accueil ». Par contre, une petite déception : les drapeaux qui permettait de passer d’une langue à l’autre ont été remplacé par les premières lettres de chaque langue (ENG pour english, FR pour français et ESP pour español). Dommage c’est moche alors que le site a beaucoup gagné en couleur par ailleurs.

            Bref, concernant la page principale, le bilan est prometteur, mais inachevé. Le problème principal (le trop gros vide qui régnait sur la page à a largement été résolu. Tant mieux. L’apparition de nouvelles icônes de navigation est vraiment agréable. Par contre, il serait quand même vraiment temps de voir le site pleinement traduit en français et que le problème d’absence de lien sur les dates des archives soit résolu. Donc bien, mais peut mieux faire. 12/20.

Posted by titou on avril 4th, 2008

[Mobuzz speciale] Introduction à l’étude de la newsroom

            De retour à la maison, il ne me restait donc plus qu’à tester le newsroom. Je ne parlerais pas ici des deux nouveaux shows vu que je ne suis pas capable de les comprendre. Donc avis aux amateurs, n’hésitez pas à les tester.

            Par contre, j’ai souhaité mener une vraie analyse du nouveau design du site et principalement de la newsroom.

            Je commencerais par le commencement. Avant d’entrer dans les nouvelles fonctionnalités, il convient de regarder l’évolution de celles déjà existantes.

Posted by titou on avril 4th, 2008

[Mobuzz speciale] Les annonces

Deux shows et un design

            Le temps fort de la soirée et sa raison d’être a été sans aucun doute le moment de l’annonce des nouveautés de Mobuzz. C’est un Anil équipé de ses super chaussures de la mort (et de profondes cernes sous les yeux attestant d’un certain stress et d’un gros travail ces derniers jours) qui est venu présenté ces nouveautés.

            Deux axes essentiels : un nouveau design pour le site et le lancement de deux nouveaux shows.

Journalisme participatif, journalisme collaboratif : l’avenir nous le dira.

            En matière de design Mobuzz a revu complètement son site. Outre l’aspect esthétique, l’essentiel des nouveautés tient surtout au lancement de nouvelles fonctionnalités. En tête, la newsroom. Celle-ci a déjà été annoncée et testée auparavant. Mais après la parution de trois infos, elle avait été fermée pour être mise en œuvre correctement. L’objectif de cette nouvelle newsroom est clair : permettre aux utilisateurs de poster les informations qu’ils détiennent et voter, parmi toutes les infos présentes sur la newsroom, pour celles qu’ils souhaitent voir dans le show. Un bon moyen d’économiser des mails pour ma part.

            La newsroom n’est en fait pas unique. Le choix de Mobuzz a été d’ouvrir une newsroom pour chaque langue. Au sein de chaque newsroom il est possible de poster liens vers des articles, vidéo et texte. Jusque là je n’étais pas surpris pour avoir bien suivi le dossier auparavant. Et pourtant, j’ai poussé un gros « ouf » d’étonnement. Car Mobuzz a souhaité intégrer une fonctionnalité supplémentaire et novatrice à la newsroom : la possibilité de poster des informations par le biais de Qik. Une excellente idée qui permettra de poster des interviews en directe lors d’une conférence. Une idée brillante. Si une telle pratique devait prendre, on pourrait rêver à des comportements nouveaux et super intéressants. Imaginons un peu le truc : vous êtes au Web3. Coup de bol vous tombez sur Loïc Le Meur qui accepte une petite interview. Hop, vous sortez votre téléphone portable. Grâce à Qik la vidéo va en live sur la newsroom. Et là, vous êtes pris de panique : et merde, quelle question posée ? Et ben, vos petits amis de la newsroom pourront vous dire « eh bibi, demandes lui si ceci ou cela. » Si ça c’est pas un fort potentiel de journalisme collaboratif. Bon, je pense qu’il faudra du temps (il faut quand même une forte densité de visite de la newsroom), mais cela peut être franchement délirant.

            En somme, Mobuzz a décidé d’entrer dans l’air du journalisme participatif à plein et à même ouvert une première porte vers du journalisme collaboratif. Qu’est-ce qui prendra le dessus à terme ? Seul l’avenir nous le dira.

            Voilà pour les nouvelles fonctionnalités.

Le moment chaud, c’est les shows

            Côté nouveau show, la présentation a été assez géniale. Donc deux nouveaux shows en espagnol. Le choix de Mobuzz a donc été une diversification en terme de contenu davantage qu’en terme de langue. Disons le clairement, la High-Tech n’est plus le seul sujet traité sur Mobuzz. Deux nouveautés : le people et la politique.

            Pour le people, un nouveau show est apparu : le Point Gilton (faut-il vraiment expliquer le jeu de mots Point G et Paris Hilton ?),  présenté par la jolie Olga. Bon, rien d’exceptionnel dans le concept : du people, du people et du people. Mis au format Mobuzz évidemment (podcast quotidien de 5 min.) Perso, faut pas compter sur moi pour regarder, mais je tiens les paris (Hilton ?) que ce show va s’imposer comme le premier show de Mobuzz en terme d’audience. Un succès garanti avant même son lancement. D’autant que le show devrait bénéficier de l’existence de la Dosis Diaria qui devrait rapidement lui apporter son premier public. Bref, à mon avis dans 2 mois ce show sera déjà un succès. De plus, en terme de monétisation, il ne devrait pas poser de grandes difficultés.

            Pour ma part, ce qui m’a le plus attiré et de loin, c’est évidemment le second show, « el Noticierio ». Dont des pilotes avaient déjà été lancés. Un show autour de l’actualité espagnole et internationale et donc sur la politique. Un vrai défi à relever (oui, autant le people est une vache à lait évidente qui ne présente aucun risque autant l’actualité est beaucoup plus dure et presque condamnée à l’échec). Un vrai test pour Mobuzz donc. La principale question que je me suis posé, c’est comment faire un tel show avec le format de Mobuzz ? Car l’actualité est continue. Et ce d’autant plus sur Internet. Quel pourrait être l’intérêt de regarder l’actualité en 5 minutes le matin quand on a accès aux dernières infos en direct sur son agrégateur RSS ? Je ne voyais vraiment pas comment Mobuzz allait gérer cet effet d’obsolescence accélérée de l’information. La réponse est simple : en la traitant de manière décalée. Un peu à la mode des Guignols (je pique l’exemple à Anil qui y a fait référence durant sa présentation), mais sans les marionnettes. Un ton ironique et cynique qui se concrétise dans les choix de présentation : images détournées, imitations de personnages publics, etc. Une projection du premier épisode a vraiment permis de comprendre le projet. Après une intro effectivement très similaire à celle des Guignols, l’enchaînement des sujets est bon, et franchement marrant. Je ne comprends pas grand-chose à l’espagnol et pourtant je me suis vraiment bien marré. Quant à la salle, ses réactions ont été vraiment bonnes. Là encore je prends le pari d’une réussite de ce projet. Un seul point que je n’ai pas compris. En effet, la délicieuse Miriam qui présente le show semble être accompagné d’un imitateur apparemment célèbre en Espagne (je pense que ça doit être le Nicolas Canteloup local). Mais je n’ai pas compris si c’était pour le lancement ou un projet permanent. J’espère que ce sera permanent car je suis un grand défenseur de la présentation à l’anglo-saxonne avec deux présentateurs complices.

            En tout cas, cela nous a donné droit à un vrai petit show sur scène. Avec non pas un, mais deux imitateurs et une Miriam qui avait dû retirer ses chaussures pour ne pas paraître trop grande à côté des deux messieurs. A mourir de rire, même si bien évidemment je n’ai pas toujours reconnu les personnes imitées. Par contre, j’ai bien reconnu Benoît XVI et le moins qu’on puisse c’est que c’était vraiment réussi. A l’image de l’avenir du Noticierio ? Je pense que oui… En tout cas je sais que j’ai été vraiment très séduit par le concept et sa réalisation. Et je ne regrette qu’une chose, ne pas parler espagnol pour pouvoir en profiter.

            A l’issue de cette foison d’annonces au cours d’une cérémonie particulièrement réussie, Anil a bien mérité une un peu de repos.

            En tout cas, pour ma part, je tiens à féliciter toute l’équipe pour le travail réalisé et la qualité de la soirée proposée. La réalisation technique était particulièrement aboutie à mon sens. Bravo et merci.

Posted by titou on avril 4th, 2008

[Mobuzz speciale] Une soirée, des rencontres

En soirée, j’aime bien rencontrer des gens

            Outre les membres de l’équipe de Mobuzz avec lesquels j’ai eu l’occasion de discuter un peu, notamment avec Iria, j’ai eu l’occasion de rencontrer pas mal de monde.

            J’ai notamment eu la chance de rencontrer Alexis Bonte, même si l’échange fût très bref. Qui est Alexis Bonte me direz-vous (enfin vous ne direz rien, mais tant pis je fais comme si). Alexis est le fondateur d’e-republik, un site de jeu de simulation politique en ligne. Un genre de civilisation en ligne, et donc beaucoup plus participatif. Evidemment un truc où il y a de la politique, ça me tente. Alexis m’a même gentiment envoyé une invitation quelques jours auparavant. Malheureusement l’urgence avec laquelle j’ai préparé ce déplacement impromptu ne m’a pas laissé le temps de tester le jeu. Alexis m’a demandé de lui faire un petit feedback sur e-republik. Bien évidemment je le ferais dès que j’aurais le temps de me plonger dedans et mettrais en ligne les principales conclusions. Pour l’instant j’ai réussi à faire engagé mon avatar dans une usine d’armement et il a de quoi se nourrir. Comme ça je pourrais toujours reprendre plus tard.

            Je croise aussi un type super sympa que m’a présenté Roger. Il travaille dans les RP à destination des blogs en Angleterre, Italie et évidemment Espagne. On a l’occasion d’échanger sur nos différents projets. Vraiment sympa.

            Alors que j’allais récupérer mes affaires, un individu m’attrape par la manche. Va-t-il m’agresser ? (bon OK, là c’est juste pour introduire un peu de suspens genre thriller à deux balles). « Tu es Titou ? » me lance-t-il dans un français impeccable. Dans le genre double choc il n’y a pas mieux. D’une il me parle en français, de deux il m’appelle par mon surnom. En fait, il travaille pour Vpod. On commence à discuter et il finit par me présenter à un VC. Terrible de se remettre dans le bain alors que j’avais commencé à basculer en mode « retour à l’hôtel, l’esprit se déconnecte ».  L’échange est court, mais intéressant. Je me rends d’ailleurs compte qu’il me faut absolument améliorer mon pitch d’introduction.

            Mais la rencontre la plus sympa de la soirée est venue de loin de Paul. Paul est un ancien fan de Mobuzz qui vient d’intégrer l’équipe. Plus connu sous le pseudo « Atroz » dont il m’a expliqué l’origine, il m’a en quelque sorte accompagné l’essentiel de la soirée. Il m’a gentiment expliqué Madrid, traduit les passages les plus difficiles de la présentation d’Anil, m’expliquant quels étaient les personnages imités, précisés les projets présentés, m’a parlé un peu de la politique espagnole ce qui m’a permis de me renforcer en la matière. Vraiment des échanges très intéressants sur une grande variété de sujets. J’ai vécu en haute montagne. Je sais l’importance d’avoir un bon guide. Paul a été ce guide dans un univers qui n’était pas le mien. Un grand merci à lui, même si je sais qu’il ne lit pas ce blog. C’est lui qui m’a permis de profiter pleinement de cette soirée.

            Bref, une soirée sympa sur le plan humain.

Posted by titou on avril 4th, 2008

[Mobuzz speciale] Le déroulement de la soirée

            La soirée était plutôt chic et sympa. L’alcool était plutôt bon (même s’il ne faut pas trop en consommer, hein parce que sinon c’est pas bien) et accompagnait parfaitement le spectacle qu’un magicien réalisait.

            C’était essentiel car il fallait bien quelque chose pour accompagner les savoureux petits plats offerts. Des tas de trucs dont je ne me souviens déjà plus du nom, malgré les explications qu’a pu me fournir Osiris. Mais c’était vraiment délicieux. Je retiens notamment un truc avec des crevettes et un genre de glace assez sucrée.

            La plus grande difficulté  été le contact avec les serveurs. Toujours là pour offrir quelque chose. Et toute la difficulté est de leur expliquer que c’est bon on vient déjà de prendre quelque chose. Et là je n’ai pas arrêté de m’embrouiller : commençant en anglais, langue que j’employais en général avec mes interlocuteurs, tentant de rebondir sur de l’espagnol en passant par du français. Et après il fallait tout refaire dans l’autre sens pour reprendre la discussion. Trois langues c’est trop.

            Après ce petit remplissage de ventre presque indécent et particulièrement complexe à gérer pour mes pauvres mains (essayez, vous, d’avoir toujours un verre, une clope et à manger dans la main, parfois c’est pas facile), on est rentré dans le vif du sujet avec les annonces des nouveautés mobuzéranes que je vous présenterais  plus tard.

            Puis la soirée s’est déroulée dans un cadre plus détendu au rythme d’une musique sympa (par contre j’ai eu un mal fou à m’adapter socialement, personne ne dansait et j’avais les jambes qui bougeaient toutes seules. C’est dur de réprimer ses jambes.). Idéal pour entamer des discussions et rencontrer quelques personnes.

Posted by titou on avril 4th, 2008

[Mobuzz speciale] Se préparer pour une soirée

            Mardi 04 mars 2008 15h30 :

            C’est donc épuisé que je rejoins mon hôtel dans le centre de Madrid. Les vêtements débraillés, le vieux sac de voyage à moitié détruit et le visage creux, voilà comment on réussit son entrée dans un hôtel de luxe largement au-dessus de ses moyens. L’hôtel m’avait été conseillé sûrement pour me mettre dans l’ambiance de la soirée : chic et classe. Il faut bien imaginer le truc : musique dans la salle de bain, hammam, téléphone dans les toilettes (si si c’est vrai, même si je n’ai pas très bien compris à quoi ça sert). ET must du must, un contrôle du niveau de luminosité des pièces. Avec un espèce de bonheur génial : j’arrive, j’appuie sur la touche « Relax » pour me détendre un peu, la lumière s’abaisse pour créer une tendre ambiance intimiste. Et dans le même temps la télé s’allume et diffuse… « Relax » de Mika ! Ca c’est la classe portée à son plus haut niveau. Bref, j’ai vite compris que j’avais intérêt à me changer et à m’adapter vite fait.

            Mardi 04 mars 18h30 :

            La soirée démarre dans une heure, j’ai eu le temps de prendre mon premier et unique repas de la journée. Ouf, je devrais pouvoir tenir toute la nuit  s’il le faut. On m’a dit que les espagnols étaient d’incurables fêtards. Ca va, pendant trois ans j’ai cru qu’une soirée ne pouvait pas s’arrêter avant 8h00 le lendemain matin. Mais maintenant le problème est de trouver où se tient cette soirée. Et d’y arriver à l’heure.

            Un taxi s’arrête. Je donne l’adresse au chauffeur : « es aqui » qu’il me dit. Je ne comprends pas. Pourquoi ne démarre-t-il pas ? Je vais être à la bourre moi. Faut qu’il se magne.

            Je viens de lui donner l’adresse de l’hôtel. Evidemment il ne risquait pas de me mener bien loin. Je retrouve l’adresse de la soirée et la lui tend. Je lui demande « es loin ? » - Si, si. Et là je comprends que je vais être en retard. Tant pis. Je vais pouvoir en profiter pour réviser un petit speech d’introduction en espagnol qu’une amie m’avait préparé. Au moins je ne passerais pas complètement pour un bouffon.

            Mardi 04 mars 18h51 :

            Le taxi s’arrête. Déjà. Madrid en fait quelque part c’est plus petit qu’une ville de province en France. On n’a pas le temps de travailler dans les transports. Je suis déjà devant le » » » » » » » » » » » » » » où se tient la soirée. Et je n’ai même pas encore sorti mon petit papier. Il va falloir improviser. J’avais peur d’être en retard, je suis en avance. Le coin à l’air vraiment sympa. Les rues semblent seulement commencer à s’animer. Le bâtiment a l’air sympa, mais le taxi m’a déposé trop prêt de l’entrée pour que j’aie le temps de l’admirer. Je ne vois que l’entrée. Et ses deux garde. J’ai l’impression d’être Emile dans la Cité de la peur avant la montée des marches à Cannes. J’ai exactement le même angle de vue que celui emprunté dans cette scène.

            Je monte les marches, mais aucune vielle femme ne descend son caddie. Aucun homme élégant ne sort de bananes de sa veste. Et les gardes me laissent passer.

            J’aperçois les traditionnelles charmantes demoiselles de l’entrée qui se tiennent devant un panneau avec plein de logos de Mobuzz. Pourvu qu’elles parlent anglais ou français, parce que jusqu’ici mes essais n’ont pas été très concluants ? Je n’aurais pas le temps de trouver une réponse. La première personne sur laquelle je tombe est la ravissante Olivia, la présentatrice de la version anglaise. YEEEEEEEEEEEEEEEEES ! Je vais pouvoir parler anglais, si ça c’est pas la classe. Après un geste d’étonnement, elle me regarde et me fait un énorme sourire. Manifestement elle m’a reconnu. Comment elle a fait je ne sais pas, mais elle l’a fait. Elle me propose de la suivre pour aller à la rencontre du reste de l’équipe. J’ai quand même le temps de jeter un coup d’œil à droite et à gauche et de savourer la déco. C’est assez smart, dans des tons rouges et noirs. J’aime bien les petits fauteuils que j’aperçois avant de monter les escaliers.

            Arrivés sur un plateau agrémenté d’un bar qui surplombe la salle où se déroulera la soirée, j’aperçois la presque totalité des membres de l’équipe. Cela fait bizarre de voir en vrai des gens que l’on voit tous les jours sur un écran et avec lesquels on a parfois échangé par mails. Et je suis profondément marqué par un fait inhabituel.

            En politique on est toujours déçu de rencontrer quelqu’un après l’avoir vu à l’écran. La caméra rend toujours le politique plus beau qu’il ne l’est. Je m’attendais donc à cette déception largement acquise dans mon esprit. Mais là je peux affirmer que la caméra de Mobuzz ne rend pas justice à la beauté de ses présentatrices. Les quatre sont nettement plus jolies en vrai qu’à la télé.

            Osiris me ressaisis en m’accueillant de quelques paroles dont je ne me souviens pas. Je réalise d’un coup qu’il est temps d’entamer la conversation. Une sensation toujours étrange que je ressens quand je voyage. Entre les heures de préparation la veille, le voyage, l’arrivée à l’hôtel et la préparation sur place, je finis par lentement me glisser dans un état d’inconscience vivante. Je vis, mange, parviens à sortir les quelques mots qui montre au monde qui m’entoure que je vis bien, mais je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe. Je me laisse porter complètement par les évènements. Présent physiquement, mais absent par l’esprit. L’état de l’écolier qui s’ennuie sur son banc. Et soudain la cloche libératrice sonne tirant le pauvre enfant de ses rêves anodins et lui donnant une envie de croquer la vie. Ma libération est venue des quelques mots d’Osiris. L’éveil au monde mobuzéren du petit Titou.

            Un regard tournant pour visualiser les visages et savoir dans quel ordre je veux aller dire bonjour à tout le monde. Et c’est parti. L’équipe est super sympa, le contact presque naturel. Plus aucun problème pour les visages que je connaissais déjà. J’ai remplacé dans mon esprit l’image de la caméra par l’image en vrai. Tant mieux. Ces images sont tellement plus belles. Quand je vous disais que je me sentais comme l’écolier rêveur du fond de la classe. J’ai été sage. J’ai reçu non pas une, mais quatre belles images. La classe. Je découvre de nouveaux visages et tout se passe bien. Je prends des notes dans un petit coin de ma tête : qui parle anglais ? Qui parle français ? En plus je me rends compte que des mégots traînent dans un cendrier. La question fuse : « on peut fumer ici ? » D’un oui franc Osiris me sauve la vie une nouvelle fois. Enfin une bonne clope au chaud dans un endroit où je me sens bien et à l’aise. Il n’est que 19h et la soirée ne commence vraiment que dans une heure.

            J’étais arrivé en avance car je ne voulais surtout pas arriver en retard. L’occasion unique de discuter un peu avant le début officiel de la soirée.

Posted by titou on avril 4th, 2008

[Mobuzz spéciale] Madrid, le temps s’arrête Part III

Madrid, un sentiment renaît

            Je découvre Madrid de la façon que j’aime le plus. Par la vitre d’un taxi. Le chauffeur est sympa. Il ne parle pas français lui non plus. Ni anglais. Mais il essaie de m’expliquer quelques petites choses. Je savoure l’architecture des bâtiments. Ces formes carrées, profondément longitudinales, s’achevant par des angles arrondis.

            Je suis surpris par les couleurs. Les bâtiments offrent la beauté colorée que je leur imaginais. Mais cette verdure je ne l’avais pas imaginé. Tout à Madrid est couleur : le ciel, les bâtiments et les espaces. Madrid quelque part c’est l’inverse de Paris. Paris tient sa superbe de ses majestueux immeubles et d’une maîtrise systématique de la nature. Tout semble être sous contrôle. Mais tout est gris. Madrid tout semble bordélique, mais tout est vivant et coloré. Deux capitales, deux identités opposées. Il ne manque dans le fond à Madrid  que le paysage. Il faudra réfléchir un jour à y délocaliser les Pyrénées.

            Pas mal de choses vont m’étonner durant ce trop bref séjour. La facilité de déplacements tout d’abord. Le trafic bien que dense est fluide. Je craignais des bouchons insurmontables. Mais rien. Les taxis pullulent, le métro est propre et chose inimaginable à Paris, coloré (oui, oui, c’est possible, les couloirs du métro ne sont pas obligés d’être peints en gris et marron. Le jaune fait très bien l’affaire par exemple). La fréquence des rames est surprenante. Et le prix indécemment bas. Les rues sont propres, pas autant qu’à Singapour certes, mais pour une capitale de cette taille… c’est bluffant. Je me demande sur quoi les écologistes madrilènes peuvent bien se battre….Y-a-til seulement des écolos en Espagne ?

            Chance suprême, les élections législatives, sans doute les élections les plus importantes pour l’Europe (voir ici) allaient se tenir. J’allais encore pouvoir découvrir comment un pays menait campagne. Un jour il faudra que je compare tous ces modèles. En Espagne, c’est marrant. Les affiches sont très colorées, mais d’une simplicité déconcertante pour des campagnes d’un tel enjeu. Un visage, un slogan. Et c’est tout. Tout le reste tient à la diffusion : panneaux géants, kiosques, etc. Et évidemment je me suis rendu chez un buraliste où j’ai piqué une idée géniale. Un package de caricatures : les deux candidats présentés côte à côte, des visages de guignols, les slogans manifestement détournés. Ce buraliste avait le sens de la présentation.

            Quant aux habitants. J’ai déjà parlé de l’accueil qui m’a été fait à l’aéroport. Le reste viendra plus tard.

            Puis, le temps passant, j’ai décidé de pousser mes investigations plus loin. Madrid avait passé tous ces examens avec réussite. Il fallait bien la soumettre à l’ultime test : celui du ventre. Brisbane ne l’a jamais passé. L’occasion pour Madrid de prendre la tête malgré un score légèrement inférieur à ce stade. Résultat sans appel : les madrilènes savent faire de la bonne cuisine ! Une victoire par KO. Un grand merci à Osiris pour la découverte d’un sandwich succulent dont j’ai oublié le nom. Et à Anil pour les plats offerts lors de la soirée. Un régal. Voilà qui me donne de nouvelles idées pour renouveler mes repas. Si j’apprends assez vite je pourrais même envisager de battre mon cousin aux fourneaux.

            Madrid m’a vraiment bluffé, même si je n’ai pas eu le temps d’en profiter beaucoup. Je n’avais pas ressenti ce sentiment depuis ma découverte de Brisbane. J’ai toujours fantasmé trois pays. J’en ai vu deux. Et les deux sont allés au-delà de mes espoirs. 11 après Madrid a réveillé un sentiment oublié. Le sentiment de découvrir que parfois la réalité est plus belle que ce que l’imagination permet de rêver.

Posted by titou on mars 12th, 2008

[Mobuzz spéciale] Madrid, le temps s’arrête Part II

L’avion ne reflète pas la Nation

            Après un pénible voyage en train (foutue rentrée scolaire qui remplit les trains de jeunes lycéens surexcités après de longues journées de ski), j’embarque enfin à bord d’un vol Iberia.

            L’engin est redoutable. Un vieux McDouglas usé. Je n’avais pas payé cher mon billet, j’allais savoir pourquoi.

            J’adore les avions. Je m’arrête souvent pour les regarder dans le ciel. Rien ne me fait plus plaisir que de ralentir sur l’autoroute pour regarder les petits planeurs et autres biréacteurs qui s’élèvent de l’aérodrome voisin. Souvent je m’imagine aux commandes de l’un d’eux, rêvant survoler les vallées, m’enfoncer dans les gorges et survoler les lacs majestueux.

            Mais là, le pilote n’était pas aussi bon que le Titou de mes rêves. C’est je crois la première fois que je vois un pilote ralentir au moment délicieux du décollage quand l’avion tressaute, ses roues hésitant entre rester au sol et prendre leur envol. Et je n’ai jamais vu de pilote accélérer au moment de l’atterrissage quand les mêmes roues s’écrasent dans une lourde complainte, complainte d’un homme sortant d’un rêve magnifique se réveillant au petit matin et réalisant que le rêve n’était qu’une trêve dans la dure réalité d’une vie insensée.

            Le vol lui-même fût un calvaire. Trois enfants. Seuls. Sur le siège de derrière. Sommeil impossible malgré le manque de sommeil accumulé les trois nuits précédentes. Mais les enfants détiennent l’art insondable de savoir se faire pardonner. L’un d’eux appelant son père, m’informe que nous allons atterrir. J’ai la chance d’être assis à côté du hublot. Je verrais Madrid d’en haut.

            Et comprendre que la désillusion qui s’annonçait (ce pays serait-il si pauvre pour ne pas pouvoir avoir d’avions et de pilotes dignes de ce nom ?) allait s’avérer illusion. Un peu perdu. Personne ne parle français. Pas même les hôtesses les plus expérimentées. Je ne sais pas comment rejoindre le centre de Madrid. De toute façon, il faut que je récupère mes bagages.

            Le couple de personnes âgées assises à côté de moi durant tout le voyage m’approche. Le vieil homme, la stature sereine et droite se met à me parler. Il a senti mon désarroi et s’adresse à moi en français. Il fait d’innombrables efforts en français, parfois en anglais et espagnol pour m’expliquer comment me rendre dans le centre, quoi voir à Madrid et me souhaiter la bienvenue. Nous allons récupérer nos bagages ensemble. Mais ceux-ci tardent à venir.

            L’aéroport est magnifique. Décidément plus je voyage et plus j’ai honte de Charles De Gaulle. Les gens aussi. Le vieil homme continue de me parler et me raconte des tonnes d’histoires sur les aéroports du monde entier. Cet homme a manifestement beaucoup voyagé. Il m’explique un peu l’histoire et la vie de Barajas. Je suis fasciné. IL doit s’absenter. Sa femme prend le relais. Elle ne parle pas français. Mais je sens son irrépréhensible envie de partager sa passion de son pays. Elle me parle, je l’écoute. Et je comprends un peu plus le pays où j’ai mis les pieds.

            Les avions y sont pourris, mais la Nation y est passionnée, amicale et accueillante.

            Je peux enfin sortir de l’aéroport, serein. Ce séjour se passera bien.

Posted by titou on mars 12th, 2008

[Mobuzz spéciale] Madrid, le temps s’arrête Part I

    Nous sommes au milieu du parcours de la semaine spéciale de Mobuzz. Un petit entracte se rend mécessaire. Madrid sera celui-ci.

Craintes et préjugés

           A la suite de ces mails inattendus, me voilà qui me prépare pour aller à Madrid.

            Je trouve assez rapidement un vol, un billet de train et même un hôtel. J’arrive (péniblement) à boucler des dossiers en cours et hop, avion pour Madrid Barajas.

            La peur au ventre il faut bien l’admettre. Car je craignais fortement l’ennui dans un pays dont je ne parle pas la langue. Comment allais-je faire ? Oh, je ne craignais pas tant pour ma survie, après avoir survécu dans une famille anglaise à l’âge de cinq ans, je sais qu’il est possible de s’en sortir en parlant avec ces seules mains. Et puis en France j’ai bine survécu aussi, alors… Mais bon, j’avais vraiment peur de ne pas pouvoir parler avec les gens. Et puis je redoutais ce troisième week-end en 6 ans. Il faut un certain effort pour s’autoriser à profiter de la vie.

            La peur au ventre, mais l’excitation au cœur. Car l’Espagne m’a toujours attiré. J’ai même, caché dans un placard, un drapeau espagnol (sans doute le plus beau drapeau au monde devant ceux du  Brésil et de l’Argentine) acheté à l’occasion de la Coupe du Monde 2002. L’idée d’apercevoir Bernabeu ne pouvait pas me déplaire. Et puis n’avais-je pas pris, jeune étudiant, espagnol dans mes enseignements ? Malheureusement les aléas de la vie m’ont empêché d’assister aux cours même si officiellement j’ai fait trois ans d’espagnol ! Dommage que je n’ai pas pu en profiter… Enfin, mes quelques amis espagnols et le miracle économique (et politique) de ce pays me plaisent beaucoup.

            Je sais depuis au moins une dizaine d’années qu’un jour j’irais vivre là-bas, mais il me faudra encore des années pour m’en convaincre. J’ai toujours tout fait pour éviter d’y aller quelques qu’aient été les opportunités. C’est une de mes principales spécificités je pense. Ce refus de prendre le risque de découvrir quelque chose qui pourrait me plaire. La peur d’être déçu, sans aucun doute.

            Mais bon, l’invitation ne me laissant pas le temps de la réflexion, car si j’avais réfléchi je ne serais pas parti, j’ai dû me résoudre à affronter une déception redoutable et que je pressentais (mon commentateur favori aura sûrement reconnu là mon éternel pessimisme).

            C’est donc dans un état d’esprit mêlant crainte et excitation que j’allais découvrir Madrid.

Posted by titou on mars 12th, 2008